Le directeur de la caisse nationale d´assurance maladie aurait en effet décidé d´attendre les décisions que serait amené à prendre le gouvernement en matière de réorganisation de la PDS avant de discuter des modalités pratiques de cette rémunération.
Face à ces blocages, l´Union nationale des omnipraticiens de France (Unof, branche généraliste de la Csmf) incite les médecins à ne plus être volontaire pour assurer la PDS durant ces plages horaires et le Syndicat des médecins libéraux indique qu´ « il ne s´étonnera pas que les médecins se détournent de la permanence des soins du samedi après midi, voire d´autres plages horaires ». « C´est le jeu de la patate chaude, déplore le Dr Chassang, président de la Csmf : l´assurance maladie se défausse sur le gouvernement et vice-versa ». Le principe d´une rémunération des astreintes les samedis après-midi, les ponts et les jours fériés avait été décidé par décret en décembre 2006, mais elle doit faire l´objet d´un accord entre syndicats et assurance maladie qui n´est toujours pas intervenu.
La réunion de mercredi matin a cependant permis de faire un premier bilan de la permanence des soins et de constater, selon le Csmf, qu´ « il n´y a aucun désengagement global des généralistes ». Depuis 2005 le nombre de généralistes engagés dans la permanence des soins « a augmenté de façon très significative (+26%) » fait remarquer le syndicat qui souligne qu´aujourd´hui un généraliste sur deux participe à la PDS.
De son côté, le syndicat de généralistes MG France estime qu´ « il est temps, comme le propose le rapport Grall, de retirer le financement de la permanence des soins du champ conventionnel (ndlr : c´est à dire de l´assurance maladie) et d´y affecter une ligne du budget social de la nation ».

