En effet, le nouveau projet 2008 de Loi de financement de la sécurité sociale, présenté le 24 septembre 2007 par le gouvernement, prévoit, via ses articles 31 et 32, une mesure tendant à engager l’ensemble des professionnels de santé dans une « réflexion complète en vue d’une démarche de régulation géographique de l’offre de soins », cela en modifiant divers articles du Code de la Sécurité Sociale et en y introduisant une nouvelle phrase qui soumettrait le conventionnement des chirurgiens-dentistes, des sages-femmes, des auxiliaires médicaux et des médecins à des conditions dépendantes de la densité de la zone d’exercice. Ainsi « les partenaires conventionnels devront définir eux-mêmes les voies et les moyens pour limiter l’installation de nouveaux professionnels de santé dans les zones où ils sont déjà nombreux. »[1]
Si les inégalités de répartition des professionnels de Santé sur le territoire ne sont plus à démontrer, il n’en reste pas moins que la perspective de mesures coercitives en matière d’installation a mis le feu aux poudres. Comme l’a expliqué à l’AFP le porte-parole de l’Isnar-IMG, Lionel Michel : « Nous sommes d’accord sur la nécessité de réformer en profondeur notre système de soins mais nous voulons être directement associés à la préparation des réformes et nous ne voulons pas de mesures coercitives, comme des incitations financières négatives »(communiqué AFP du 2 octobre 2007[2]). Mais qu’en est-il de cette liberté d’installation pour les infirmières ?

