Urgences : La Colère des Généralistes … dont celle des Boulonnais.
vendredi 1er avril 2005 par GOURNAY Sylvain
Il y a ceux qui dénoncent les propos, ceux qui les démentent et ceux qui tentent de rebondir… Les déclarations de l’urgentiste Patrick Pelloux à l’égard des généralistes qui, selon lui, se seraient désengagés de la permanence des soins en entraînant du même coup un surplus d’activité pour les hospitaliers n’est, en tout cas, pas du goût des libéraux.
« Le très médiatique Pelloux a encore frappé », dénonce ainsi la FMF tout en rappelant que « la pénibilité accrue » de l’activité des médecins libéraux ruraux est « toujours d’actualité ». « Les attaques du Dr Patrick Pelloux ne sont pas acceptables. Partout en France, des milliers de médecins généralistes participent chaque jour et chaque nuit activement à la garde médicale », rappelle le SML.
À la CSMF, les généralistes Unof « trouvent très regrettables les propos tenus », avant de préciser que le travail d’un urgentiste « ne peut se comparer à l’activité d’un médecin libéral qui assure déjà une permanence dans son travail de jour bien au-delà des normes communément admise par la profession ». Les spécialistes CSMF de l’Umespe montent également au créneau en rappelant que les « mêmes propos avaient déjà été proférés au moment de la canicule et s’étaient avérés totalement infondés ».
À Boulogne sur mer, les généralistes du service d’assistance médicale « Samba » démentent les allégations du patron de l’Amuhf : « On ne meurt pas aux Urgences de Boulogne sur mer faute de soins », comme l’avait affirmé à la France entière Patrick Pelloux. « Nous n’avons pas attendu ses déclarations pour travailler main dans la main avec le centre hospitalier et les urgences pour trouver, ensemble, des solutions constructives afin de remédier aux problèmes que pose la permanence des soins », expliquent les responsables de Samba. Car au-delà de la polémique urgentistes-généralistes, suggère MG France « cette crise traduit sur le versant de l’hôpital, les mêmes difficultés auxquelles sont exposés les généralistes sur le versant de la ville ». Le syndicat demande une nouvelle fois la publication des textes sur la permanence de soins. Et de suspecter Philippe Douste-Blazy de gagner encore du temps pour ne pas mieux rétribuer les généralistes…
