Association SAMBA
URCAM

Rapport d’évaluation des dispositifs de permanence des soins financés sur le FAQSV

dimanche 11 mars 2007 par NEVIANS Pierre

Le Bureau du FAQSV qui finance depuis 2002 le centre de régulation libérale du Pas-de-Calais et des maisons médicales de garde sur l’ensemble de la région a souhaité qu’une évaluation externe de ces dispositifs soit réalisée. Celle-ci est désormais clause et disponible.

La régulation libérale et les maisons médicales de garde sont deux outils au service de la population et des médecins libéraux assurant la permanence des soins. Ils doivent permettre d’assurer une réponse adaptée et de qualité aux besoins de la population et améliorer les conditions d’exercice des professionnels de santé.

De fait, ces dispositifs n’avaient jusqu’ici fait l’objet d’aucune évaluation externe dans la région. C’est désormais chose faite, celle-ci a été réalisée par la société CEMKA-EVAL, elle devait permettre de mesurer l’utilité et l’efficience de ces dispositifs au regard des services attendus.

Voir sur le site de l’URCAM

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le rapport d’évaluation des dispositifs de permanence des soins financés sur le FAQSV

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Annexe 1
Enquête d’appréciation des professionnels de la MMG 2005

PDF - 100.2 ko
Annexe 2
Enquête d’appréciation des patients de la MMG 2005

PDF - 133.9 ko
Annexe 3
Enquête d’appréciation des patients ayant eu recours au centre de régulation libérale (CRRAL)

PDF - 49.5 ko
Annexe 4
Entretiens chef de service des urgences – Région Nord-Pas-de-Calais


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Forum

  • Rapport d’évaluation des dispositifs de permanence des soins financés sur le FAQSV
    13 mars 2007, par Sylvain GOURNAY

    Pierre Grave, Directeur du CRRAL :

    1- Il serait interessant d’évaluer le coût GLOBAL y compris les actes qui y sont effectués , d’une MMG à accés régulé ( comme celles de Hénin Beaumont et Boulogne sur Mer ) versus une MMG à accés non régulé ( Calais ) dont la dénommination devrait être « dispensaire » … car cette formule de MMG non régulée encourage les patients à consulter à des tarifs majorés de PDS … par confort et non par raison médicalement justifiée les majorations étant à la charge de la collectivité …

    2- Mettre un ECG dans une MMG serait dangereux pour le spécialiste des soins de première ligne car il n’est pas cardiologue et il pourrait se voir reprocher une erreur d’interprétation … quand on sait qu’il y a des infarctus sans onde Q !

    3- heureusement que la Cour des Comptes a enfin levé un coin du voile qui cachait le coût d’un « passage » des Urgences …. versus le système dit « libéral » … en sachant que

    • 75 % des patients se rendent aux urgences sans avoir contacté ni médecin, ni structure de régulation
    • 80 % des patients n’ont rien à faire aux urgences

    A quand la régulation médicalisée du flux d’entrée aux urgences via un centre de télétriage : les patients étant fortement incité à téléphoner avant de se rendre aux Urgences …. mais, alors, les Urgentistes ne seraient pas devenus trop nombreux ? …

    Et que dire du déficit cumulé en matière d’éducation pour la santé de la population ? à l’origine d’une part importante des dépenses de santé …

    Pierre Grave

  • Rapport d’évaluation des dispositifs de permanence des soins financés sur le FAQSV
    13 mars 2007, par Sylvain GOURNAY

    Madame, Monsieur

    J’ai pris connaissance du rapport global sur les MMG publié sur le site de l’URCAM du Nord Pas de Calais.

    Je note des erreurs grossières, en particulier sur le coût de la MMG de Boulogne que l’on a évalué à plus du double de son coût réel !!!! De telles erreurs discréditent les conclusions économiques de ce rapport. Sur ce thème, les frais de personnels sont pointés. Il n’en est pas de même du travail des coordonnateurs rarement ou faiblement indemnisé. On aurait pu également démontrer, pour les MMG intra hospitalières, que le coût de fonctionnement de ce service public (PDS) est financé par le service public (l’assurance maladie) pour payer entre autre des services (loyer, charges, entretien de locaux déjà utilisés le jour et la semaine par le service public) au service public (Hôpital accueillant la MMG).

    Le rapport souligne peu le coût des forfaits d’astreinte … coût démesuré par rapport à l’utilité d’un service qui peut être géré autrement avec une efficacité optimisée. Par exemple, le secteur de Saint-Léonard (14 médecins, 20000 hts), qui aurait vocation à rejoindre notre organisation de part sa Géographie et l’habitude prise de ses patients à fréquenter la MMG de Boulogne, se voit attribuer plus de 60000 € annuels en forfaits, cad le double du coût de fonctionnement de notre MMG (un peu plus de 30000€) et en tout cas plus que le coût global (MMG + forfaits = environ 50000€) de cette MMG qui concerne 105000 hts et 112 médecins et qui a contractualisé avec l’hôpital pour , à notre sens une efficience optimisée du service rendu. Le prix de revient des rares visites à domicile après minuit dans le Pas de Calais (1000€) n’est pas non plus souligné.

    La plupart des conclusions de cette évaluation, dont le coût ne nous a pas été précisé :

    • Inutilité de l’astreinte après 23 h,
    • satisfaction des professionnels et des patients
    • activité les soirs et les WE, etc …
    • nécessité d’améliorer la filière de soins urgences-MMG
    • nécessité d’éduquer le public au bon usage de la pds

    ont déjà été apportées (presque gratuitement) par les évaluations des coordonnateurs.

    Je note, à l’heure où le caractère Libéral de la Régulation du Pas de Calais est mis en cause, le niveau de satisfaction des Professionnels comme des Patients. Le rôle du CRRAL dans la diminution des actes majorés (par la suppression des actes qui étaient le plus souvent qualifiables d’inutiles), est indéniable. L’économie obtenue par le CRRAL est considérable et justifie son maintien et son financement. L’évaluation de l’incidence du CRRAL en terme d’économie, en 2005 par rapport à 2004, alors que celui-ci tournait déjà à plein régime depuis 2002, ne permet pas de prendre toute la mesure de son efficacité à ce niveau.

    Certaines conclusions sont par ailleurs discutables : Mettre un ECG dans une MMG intra ou jusxta hospitalière est probablement un non sens. De même le médecin de garde n’a pas à délivrer de médicaments, à l’exception de ceux constituant la trousse d’urgence de base du MG.

    Vous trouverez par ailleurs le rapport 2006 de la MMG de Boulogne sur mer à l’adresse suivante : http://www.association-samba.org/fi...

    Bien cordialement

    Sylvain Gournay

    Président de SAMBA

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