Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !
jeudi 23 mars 2006
suite au sous comité médical de ce jour :
Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !
Le Dr Dubus, vice président du Conseil de l’Ordre, chargé de la Permanence Des Soins, Praticien Hospitalier Urgentiste de Calais, veut nous ( nous, les régulateurs du CRAL ) faire évaluer nos régulations ( avec écoute de bandes ) par un « tribunal » de médecins dont des régulateurs hospitaliers ( 2 ), médecin de l’Ordre (1) , médecin DASS (1) , généralistes (2) et 2 régulateurs du CRAL …
Il a cette idée depuis 6 mois … et veut la mettre en application coûte que coûte ! avec l’aval du bureau du Conseil de l’Ordre . Il reproche le nombre de visites qui « baisse encore ! » , surtout après minuit … et suite aux lettres de réclamations et plaintes de patients …
Le Dr Dubus veut que le demandeur soit « satisfait » par la réponse du CRAL dont le régulateur « doit obtenir l’accord par rapport à la décision prise » « Il faut satisfaire le patient » a t il dit !
En cas de « fin de vie » : il faut que le médecin de garde y aille pour « tenir la main du mourant » selon son expression …
Qu’en pensez-vous ? Un blog ASSUM est ouvert et pourra vous servir pour dire ce que vous pensez …
Pour ma part : je dis OUI OUI OUI à une évaluation formative, mais telle que prévue par la Haute Autorité de Santé et pas autrement ! même finalité, même processus … et par des médecins habilités par la HAS , c’est à dire formés à la démarche …
Vous , régulateurs, acceptez-vous l’évaluation type « Dr Dubus » ? me répondre SVP ..
Le CRAL s’est lancé dans une démarche qualité : Il ne faut pas oublier que j’ai initié depuis 6 mois un groupe de pairs labellisé par la SFMG et qui se transforme en groupe GEPETO pour valider l’EPP voulue par la HAS ( le 1er groupe de pairs type GEPETO concernant la régulation de la PDS en France ) … avec réunions thématisées et audit avant - après … pour scorer les améliorations de pratiques …
Dès à présent, je vous recommande d’appliquer « à la lettre » les règles d’une « bonne régulation » que nous connaissons depuis le séminaire …( dont je vous donnerai un résumé )
et en particulier :
- vous présenter sous votre nom au demandeur …
- écouter le demandeur … ( écoute empathique, active, reformulation, questionnement ouvert et fermé … )
- obtenir son accord à la décision prise …( passer le « contrat » )
- en cas de désaccord confirmé : accéder à sa demande ; par exemple : envoyer le médecin de garde à domicile …
IL FAUT VISER LE ZERO LETTRE DE RECLAMATION OU DE PLAINTE !
Si le MG s’étonne de ce virage , lui expliquer qu’on n’a pas pu obtenir l’accord du patient … et que suite à l’évaluation entreprise par le Dr Dubus, il nous faut activer le MG … afin que la demande soit satisfaite … et comme les demandeurs veulent presque tous le MG à domicile …. ça promet !
Les généralistes de garde qui se plaindront d’être activés, devront écrire au Conseil de l’Ordre … il n’est pas question que le CRAL soit le gendarme de la PDS …
Il faut donc que vous preniez le temps nécessaire pour « une bonne régulation » afin qu’à la ré-écoute de votre régulation vous ne prêtiez pas le flanc à la critique (ni sur le fond , ni sur la forme) de nos confrères hospitaliers, ordinaux et DASS … J’ai invité les futurs médecins évaluateurs à venir réguler la PDS au CRAL le samedi AM et / ou le dimanche matin, et / ou de 20 h à 22 h le soir … pendant un temps significatif .
Régulateurs, restez toujours calme … très cool … même si le demandeur est irascible, ivre ou en manque … Il nous faut privilégier la qualité à la quantité …
En national, il avait été estimé qu’une régulation de qualité en PDS prenait en moyenne, 9 mn et jusqu’à 20 mn en cas problème psychosocial … tant que vous ne dépassez pas ce temps , vous êtes dans les clous !
Toutes les 2 heures de régulation non-stop : prenez 5 mn pour vous décontrater, surtout après une régulation difficile … type agressif, revendicatif … un peu comme les aiguilleurs du ciel …
Ne prenez pas de risque inutile : envoyer le médecin de garde ! Il faut que le demandeur soit SATISFAIT ! à la demande du Dr Dubus
En un mot : il nous faut revenir en arrière … orienter toute réclamation, récrimination, plainte d’un généraliste de garde sur notre façon de réguler … vers le conseil de l’Ordre, garder le n° de fiche afin de procéder à des réécoutes du médecin courroucé … même s’il y a des appels en attente, il nous faut réguler dans les règles de l’art … tant pis pour les appels en attente … du moment qu’ils ne sont pas décrochés, nous n’en sommes pas responsables … aux institutions, à mettre les moyens en PARM et régulateurs pour décrocher … au Dr Dubus, à faire du lobbying auprès du financeur …
Dores et déjà, 3 médecins et 5 PARM,le samedi AM, et 7 PARM le dimanche matin : ça ne suffit pas … Ne vous laissez pas influencer par les PARM qui vous pressent … en vous disant qu’il y a 3,5 10 appels en attente … prenez le temps nécessaire pour une régulation irréprochable à la ré-écoute !
Exemple de ce que pourrait être l’évaluation de notre régulation par un urgentiste ( par exemple , le nouveau chef de service des Urgences de St-Omer) : Pour lui, une otalgie mérite la visite d’un médecin de garde, la nuit … car, dit-il, si on refuse : la maman se présentera la fois d’après , aux Urgences en disant : " je suis venue , car la dernière fois, je n’ai pas pu avoir de médecin " … et quelques fois, c’est la même qui nous aura refusé d’aller au cabinet médical du MG ! …
Comme l’a suggéré le Dr Ziad, urgentiste de St-omer, je suggère la même évaluation de satisfaction des patients à la sortie des Urgences : êtes vous satisfaits : de l’accueil, de la prise en charge par le médecin ? vous a t il écouté, compris, expliqué votre pathologie, sa décision ? le temps d’attente ? le personnel ? etc … Tiens, à ce propos : quelle activité la nuit dans les SAU et UPATOU ? à St-Omer par exemple … après minuit ? Combien de patients y vont sans avoir appelé aucun médecin ou régulation ? pour quelle pathologie ? on n’arrive pas à le savoir …. bizarre …..
EDUCATION DE LA POPULATION :
Pourquoi le Dr Dubus du Conseil de l’Ordre et Praticien Hospitalier Urgentiste n’aborde-t-il pas ce sujet au sous comité médical ? pourquoi toujours culpabiliser les médecins ( régulateurs, effecteurs ) et pourquoi ne remet-il jamais en cause le comportement des patients ??? Est-il représentatif des généralistes ?
au même titre que l’évaluation du CRAL, je propose que 2 MG aillent « évaluer » le travail des Urgentistes, la nuit, après minuit , à St-Omer par exemple … combien d’entrées ? quelle pathologie ? puis des membres du Conseil de l’Ordre … pour finir par la DASS ….
Pour info : 1/3 des départements ont une majorité ( ou totalité ) des secteurs qui arrêtent à minuit, 1/3 : une minorité de secteurs, soit 2/3 des départements …
Pourquoi ne pas travailler en sous comité médical à mettre en place une solution alternative après minuit par la mutualisation des moyens avec les urgentistes, les Sapeurs Pompiers … etc , dans les seuls secteurs qui le désirent … comme les textes l’autorise …
Pourquoi le Dr Dubus s’oppose-t-il à toute discussion sur ce sujet ? et ne veut pas faire avancer les choses ???? par exemple , pour tirer profit de l’organisation mise en place à Boulogne ?
Avec cet état d’esprit : combien de MG dans 10, 15 ans ?dans les zones rurales ? combien d’installation en médecine générale ? Le CDO 62 ne pourrait il pas nous communiquer les chiffres d’installation en MG, en spé, en libéral .. par rapport au nombre d’inscriptions par an depuis 10 ou 20 ans … ? … un régulateur averti en vaut deux ! donc plus de problème ! car en vous informant, j’ai multiplié virtuellemnet votre effectif par 2 !
Dernière minute
ça peut expliquer l’engouement des patients pour les Urgences :
« Les réformes s’arrêtent au seuil de l’hôpital » (Le Parisien)
Le Parisien remarque que « si le forfait d’un euro comme le parcours de soins s’appliquent bel et bien en ville, ils n’ont en revanche toujours pas franchi le seuil des hôpitaux. D’où une sacrée inégalité de traitement entre assurés ». Le journal note en effet que « si vous foncez chez un cardiologue libéral à la première palpitation, non seulement il pourra vous facturer jusqu’à 32 euros, mais le taux de remboursement de la Sécu sera raboté de 70 à 60 %. Mais si vous consultez son homologue hospitalier, aucune de ces « pénalités » ne vous sera infligée ». Le Parisien livre les « principales raisons de ce bogue », remarquant notamment que selon le ministère de la Santé, « seuls 50 % des établissements sont reliés aux caisses primaires » par l’informatique. Le quotidien note en outre que « lorsqu’un patient consulte un praticien hospitalier, personne ne lui demande s’il a un médecin traitant ».
Médecins hospitaliers, je vous aime ! Même toi, Dr Dubus !
Pierre Grave - Directeur du CRRAL
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Forum
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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !26 mars 2006, par GOURNAY Sylvain
Pierre Grave répond :
Il faut définir le niveau, le périmètre de l’évaluation et ses indicateurs, sa finalité, son but et ses objectifs ….
cela peut être : évaluation
- de l’organisation globale de la prise en charge systémique de la PDS sur le 62, ( en cours avec CEMKA, et évaluation à venir préparée par le groupe du s/s comité ),
- de chaque maillon et/ou partenaire de cette organisation : SAU, UPATOU, effecteurs, CRAL, C 15 … : indicateurs ? …
- du CRAL lui-même ; à savoir : nombre d’appels présentés, nombre d’appels traités , temps d’attente avant le décroché, les réponses ventilées en % …
- des régulateurs du CRAL eux-mêmes …
et là : plusieurs méthodes :
- méthode « jury » comme le veut le Dr Dubus, méthode que même le ministre, la sécu, la HAS n’ont pas osé mettre en place !
- méthode EPP de la HAS selon des référentiels … groupes de pairs, groupes d’échanges de pratiques, avec ou sans thèmes , avec ou sans audit … validant l’EPP ( 100 points oblgatoires sur les 250 en 5 ans )
au sous comité , aucun médecin présent ne connaissait cette EPP pourtant obligaoire pour TOUS les médecins ( y compris hospitaliers, salariés )
Il y a lieu de définir au préalable les références et si elles n’existent pas : il faut les écrire en fonction de critères faisant consensus : en tenant compte de tous les moyens disponibles … quitte à les mutualiser au préalable … par convention comme l’y autorise les textes … Pourquoi le Dr Dubus ne pousse-t-il pas à cette négociation sur une mutualisation avant d’exiger une évaluation des régulateurs …
N’est ce pas son rôle ? Pourquoi la visite du généraliste après minuit ?
Le Dr Dubus fait passer le critère « satisfaction du patient » avant celui de la « justification médicale » .
Lu sur le site SAMBA : la réponse du Dr Dubus qui commence
- à reconnaître que c’est la consultation qui est la réponse à la demande du patient lors de la PDS : « Je répondrai seulement que la consultation est la meilleure réponse lors de la PDS »
- à employer les termes « de visite MEDICALEMENT JUSTIFIEE » … c’est la première fois que ce critère apparaît chez lui … " mais que seules les visites justifiées médicalement restent nécessaires à partir du moment ou il n’y a pas eu de convention pour mutualiser les moyens comme cela est clairement écrit dans le décret et le cahier des charges départemental. « je le remercie d’amorcer un virage dans le bon sens … mais … à la ligne suivante, le Dr Dubus écrit : » Ensuite il faut rechercher l’adhésion du patient à notre réponse, c’est la seule façon de ne pas avoir de plaintes … "
Cette phrase implique que si le régulateur n’obtient pas l’adhésion du demandeur, le régulateur ( R ) doit accéder à sa demande !
Exemples de situations où le régulateur rentrait en conflit avec le demandeur :
1- enfant ou adulte fiévreux … Le CRAL : « aller au cabinet du médecin de garde … » … réponse : « je ne peux pas car » j’ai de la fièvre « , »j’ai des enfants" … bref tout un tas de prétextes pour ne pas bouger … avant : on insistait quitte à mécontenter le patient … maintenant selon les désirs du Dr Dubus : on envoie le MG à domicile car on n’a pas l’adhésion du patient … et pour ne pas avoir de plainte ! …..
2- idem , si c’est la nuit …
3- idem , si le cas relève d’un transport en ambulance ( niveau 2 et non 3 de gravité ) et que le demandeur exige le médecin de garde … maintenant : on enverra le médecin de garde et non plus une ambulance en direct … quitte à ce que le médecin de garde demande ensuite une ambulance …
J’ai suggéré au Dr Dubus d’envoyer un courrier ( via le CDOM ) aux généralistes pour « responsabiliser » les médecins traitants au sujet de leurs patients en fin de vie et soins palliatifs … A la lecture de ce qui se passe France entière, je préconise que le médecin traitant fasse son affaire de ses patients en fin de vie …
- soit il donne son n° de téléphone à la famille, et s’il ne le veut pas :
- soit il peut signaler le patient « remarquable » au CRAL ( on saisit le patient dans Centaure , logiciel de régulation qui nous alerte à l’appel éventuel du patient , et alors on préviendrait le médecin traitant ….)
- soit il anticipe et « éduque » l’entourage … ( protocoles … ) ou passe par un réseau de soins palliatif …
Tout ça , dans le but d’éviter que le médecin de garde ou le CRAL ne soit appelé …. il ne connaît pas le patient … et souvent : pas de gestes thérapeutiques efficaces à faire … sauf soutien moral … mais le médecin traitant n’est il pas le mieux placé pour ce faire … On constate que de nombreux médecins de garde râlent si le CRAL les envoient sur ce type d’appel …
En amont de la régulation => il faut l’éducation de la population au bon usage des structures de prise en charge des demandes de soins non programmées c’est le plus important ! ( objet de la campagne 0321713333 portée par la DASS, l’an dernier ) On doit prendre exemple sur les anglosaxons ou les nords américains ! mais en France, l’assistanat aura la vie dure …
Pour les services d’Urgences : cela devrait être du second niveau ! Il faudrait que les patients s’y présentant aient une lettre de liaison du médecin traitant, médecin de garde ou un mail ( ou fax ) de la régulation 15 ou CRAL … mais il s’agit d’une réforme non politiquement correcte … ! et les Urgentistes seraient peur-être les 1er à s’élever contre … car ils perdraient du travail et deviendraient trop nombreux ??? et de plus : la T2A n’est pas en faveur d’une régulation des entrées aux Urgences … car perte de recettes … surtout s’il s’agit de patients CCMU 1 ou 2 … patients interessants sur le plan financier car pas de dépenses pour le pôle … ( car pas d’examens paracliniques ) …
L’éducation du patient passe par le médecin traitant … mais en a t il le temps lors d’une consultation … La durée moyenne de la consultation : 15 mn maxi ! Si éducation : 10 à 15 mn en plus => deux fois moins de C à l’heure => soit des heures de travail en plus ( or moyenne d’un MG = 60 heures par semaine) ou baisse du revenu …
Ce débat est très utile
- pour faire connaître aux effecteurs les problèmes que nous rencontrons au CRAL …
- pour recueillir leurs désirs en matière de régulation, d’horaire de PDS et leurs propositions …
par exemple : que pensent ils de l’astreinte après minuit … en sachant qu’ils devront sortir plus souvent car le CRAL doit en final « recueillir l’adhésion du patient » et « satisfaire la demande du patient » … pour ne pas avoir de plainte …
- en France, les décrets n’évoluent que sous la pression des acteurs de terrain … avec toujours un train de retard …
- que disent les textes : mutualisation possible pour la PDS de nuit avec conventions : pourquoi ne pas mettre à l’ordre du jour du sous comité ces mutualisations ?
Par ailleurs, qui sera le prochain MG agressé ?
Rappel : un cas précédent ( il y a quelques semaines ) : agression du Dr Wolownik, remplaçante, médecin de garde du secteur Oignies Courrières ….
ceux
- qui obligent les généralistes de garde à faire des visites la nuit,
- qui ne cherchent pas à mettre en place des alternatives à la visite de nuit des généralistes, ne sont-ils pas en partie responsables ?
La féminisation de la profession va amener les institutionnels à revoir leurs positions sur ce sujet … vive les femmes !
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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !19 avril 2006, par GRAVE Pierre
Auteur : bauduinjeanluc posté le : 29-03-2006 14:57
J’espère qu’à la lecture de ce message, un bon nombre d’entre nous va réagir voir même demander une réunion d’information et de débat avec le docteur DUBUS, le CDO n’a pas vocation à prendre le parti des patients sans discernement mais plutôt à nous guider et à nous protèger . J’ai l’impression que toute personne exerçant un pouvoir à tendance à s’élever tellement qu’elle en parvient au niveau des nuages ce qui le prive d’une bonne visibilité. Selon un précept taoisme il faut tendre vers la spiritualité mais avec modération, il y a des limites . Et selon un précept plus populaire : si on tire trop sur le pie de la vache il s’arrache et on n’a plus de lait .
A bon entendeur salut .
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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !25 mars 2006, par GOURNAY Sylvain
Notre opinion est que la qualité du service du CRRAL doit être évaluée mais sur des critères bien définis qui reposent également sur l’efficacité et la rationalisation des soins qui n’est pas synonyme de rationnement et qui passe notamment par la mutualisation des moyens après minuit. La satisfaction du patient qui est souvent synonyme de confort et pas souvent d’efficacité dans la prise en charge ne peut, à notre sens, être un critère d’évaluation. Nous pensons aussi que les soins palliatifs sortent du champ de la permanence des soins et relève le plus souvent du médecin de famille. L’éducation du public à la bonne utilisation de la permanence des soins doit être la pierre angulaire de l’action des institutions (à l’image de la plaquette d’info sur le 71.33.33) et doit être élargie à la bonne utilisation du service public que représentent les services d’urgences dont les modalités d’accessibilité entravent désormais la qualité des soins par l’engorgement qui en résulte. La satisfaction pure et simple du patient ne peut s’inscrire selon nous dans une démarche éducative. Je pense que ce débat est très important et ne doit pas être réservé à quelques personnalités au sein du sous comité, à fortiori s’ils ne connaissent pas la médecine générale. Il doit être surtout mené entre les généralistes et les patients. Ce débat doit être éducatif et non idéologique. Il est capital que la régulation de la médecine générale soit évaluée par ses pairs, cad par des généralistes neutres et formés à l’évaluation et qui connaissent ce domaine pour l’avoir pratiquée.
Je pense que personne ne doute de la volonté commune de prolonger le CRRAL. Mais tous demandons que le caprice du patient ne soit pas le critère pour envoyer le médecin de garde qui ne resterait pas longtemps volontaire. Je rappelle que 1000 postes de médecine générale n’ont pas été pourvus l’an dernier. 600 l’année d’avant. Que les futurs MG seront surtout des femmes et qu’on ne peut plus continuer comme avant. On peut gérer autrement avec sans doute moins de confort pour le patient mais bcp plus d’efficacité et à un moindre côut. Le 62 s’honorerait à aller plus loin en expérimentant l’ introduction d’une forme de régulation à l’accès aux urgences. A Boulogne les urgentistes viennent d’obtenir un nouveau poste après un mouvement alors que bon nombre de patients qui arrivent aux urgences pourraient être gérés autrement. Dans le même temps on demande de monter une unité alzheimer avec un manque criant de moyens. STOP ! on ne peut plus continuer comme ça ! Les visions passeistes de la médecine sont ruineuses et nous font aller droit dans le mur ! Mettons les MMG dans les urgences avec un paiement au forfait des médecins. eduquons les patients ! Et pour ma part je ne souhaite pas que la Médecine Générale soit évaluée par les urgentistes même si à Boulogne ils sont des amis et si la coopération est fructueuse. C’est parcequ’on ne fait pas le même métier.
Sylvain Gournay
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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !24 mars 2006, par GOURNAY Sylvain
autre réaction d’effecteur :
Si c’est pour « satisfaire » la demande des (im)patients il faut supprimer toute régulation !!!
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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !25 mars 2006, par DDP
On me prête beaucoup d’intentions mais je crois à la régulation et je l’ai toujours défendu , cela dés 2002 lors des réunions de sectorisation par le CDOM et la DDASS ou P. G. est venu le présenter… En 2004, j’ai été élu à la présidence de l’ASSUM62 pour le pérenniser , depuis le CRRAL n’a plus de problème de budget et les tutelles y sont favorable. Et demain je présenterai le dossier DRDR et comme dans toute demande aujourd’hui de subventions publiques, il y a des critères de qualité et de satisfactions. Si les EPP évaluent sans être sanctionante nos pratiques professionnelles, celles-ci snt indiduelles et il n’y a pas pour l’instant de grilles ou de collèges pour l’évaluation des régulations, d’autant que des régulations libérales vraies, indépendantes des C15 ne sont pas légions. Par ailleurs cette grille serait aussi appliquée au C15 mais vous l’a t-on diffusée ? Pour ce qui est de ces mails assassins dont je ne suis pas destinataires et portant cité…Je répondrai seulement que la consultation est la meilleure réponse lors de la PDS mais que seules les visites justifiées médicalement restent nécessaires à partir du moment ou il n’y a pas eu de convention pour mutualiser les moyens comme cela est clairement écrit dans le décret et le cahier des charges départemental. Ensuite il faut rechercher l’adhésion du patient à notre réponse, c’est la seule façon de ne pas avoir de plaintes … Les rares bandes que j’ai écouté montrent bien que parfois la réponse doit restée dans le domaine médical et non avec un corporatisme exacerbé…
Si vous voulez mon CV sacher que je médecin généraliste installé depuis 1985, pendant 15 ans j’ai été vacataire et fait des gardes d’urgence, j’ai passé tardivement le concours (2000) pour avoir une reconnaissance statutaire et que depuis 2003, à la suite d’un arrêt maladie de 6 mois, j’ai été détaché au Centre de Rétention de Coquelles ou je fais de la médecine générale « humanitaire ». Depuis 1987 je participe au bureau de CALUR… A ce propos un médecin de Calais ayant été agressé dans un immeuble à la suite d’une visite par des loubards (sans liens avec le patient visité à 23h30) nous avons décidé de ne plus faire de visite avant que l’on ait une garantie de pouvoir être accompagé si on le juge nécessaire pour les rares visites justifiées. sic !
En fait on me reproche d’essayer de concilier, ce qui est avant tout le rôle d’un conseiller départemental et de savoir être écouté aussi par les hospitaliers sur certains sujets. Les décrets évoluront, notre médecine aussi mais à ce jour ne soyons pas intransigeant au nom d’un corporatisme qui ne fait que braquer les parties et détruire notre cohésion.
Merci de m’avoir permis cette réponse, n’étant MËME plus destinataire des mails parfois assassins de P.G. , quelle transparence…
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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !25 mars 2006, par Pierre NEVIANSTa démarche au sujet de la PDS est pour le moins ambigue et mal vécue par les médecins généralistes impliqués dans la PDS. Elle est de nature à réveiller un conflit que personne ne souhaite, ni les médecins ni les pouvoirs publics (dans cette année pré-électorale) et encore moins les patients. Son résultat est déjà visible avec le récent incident de Calais qu’il aura fallu pour que tu te rendes compte du risque que tu fais courir à tes confrères car à mes yeux ta responsabilité sur ce point est évidente. J’espère que tu changeras d’attitude et sera bientôt plus en phase avec le conseil national de ton institution.
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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !24 mars 2006, par GOURNAY Sylvain
OK à 100% avec toi
EDUCATION A LA SANTE … il n’y a pas une réunion où je n’en parle pas ! mais ils sont AUTISTES !
par exemple :
au sujet de la grippe aviaire …. je prône que dès maintenant que l’on éduque la population à respecter les normes d’hygiène minimale ….
on me répond : « il ne faut pas affoler la population … » on le fera quand l’épidemie sera là ! Tu parles d’une éducation … dans le feu d’une épidémie … éducation => réflexes ! => répétition => habitudes …
je rétorque : Il ne s’agit pas d’affoler … il s’agit de demander à la population de prendre l’habitude
- de se laver les mains le plus souvent possible
- de mettre un masque ( type de « soins » ou « chirurgical » ) s’ils toussent …
cela peut être fait sans parler de la grippe aviaire mais seulemnt de la bronchiolite, de la gastro …
combien de mains serrées dans une journée … est-on sûr de la propreté de chaque main …
qui dit éducation, dit « répétition » donc multi-campagnes multimédiatiques …
le 62 s’honorerait de tester ce type de campagne … je pense que le ministère aiderait … ce test départemental sur un département régulé avant de lancer cette campagne en national … mais cela exige que l’on se remue ….
on m’a dit aussi que chaque MG devait éduquer ses patients … au cours de la consultation …
j’ai répondu que cela n’était pas possible au cours d’une consultation de 15 mn tout compris ( moyenne en France ) ! entrée, déshabillage, rhabillage, TA, entretien sur le motif , ordonnance , etc … j’attendais que l’on me réponde : le MG doit augmenter son temps de consult ! c’est pas venu !dommage ….

Pierre Grave
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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !24 mars 2006, par GOURNAY Sylvain
Réponse reçue par Pierre Grave,
Essaye de rester Zen, Pierre. Je n’ai pas d’avis différent, par rapport à tes remarques. Il est lamentable que nous ne parvenions pas à nous mettre d’accord entre confrères, généralistes ou urgentistes. Effectivement je ne pense pas qu’il faille prôner le retour du patient roi. Le médecin doit savoir tenir son rôle de conseiller de la santé et être reconnu tel quel. Je pense surtout que les conseils venant de collègues qui ne pratiquent pas l’activité qu’ils souhaitent évaluer ou critiquer ne sont pas crédibles. Pour envisager de conseiller un médecin généraliste de garde, il me semble nécessaire de comprendre son travail, de le respecter et pour le conseiller de devoir mettre parfois aussi la main à la pâte, c’est-à-dire participer au tour de garde, ou d’accepter soi même de rencontrer, ou de réguler quelques patients difficiles, agressifs ou abusifs. Avant d’envoyer un médecin de garde dans un quartier difficile, à une heure avancée de la nuit, pour une visite médicale critiquable, posons-nous la question préalable de savoir si, à la place de ce collègue, en inversant les rôles, nous irions nous-mêmes, effectuer cette visite. Quel en est l’intérêt médical réel ? Existe-t-il une autre solution moins contraignante, moins onéreuse, plus efficace, plus rapide ? Ce genre d’évaluation est positif. L’automédication assistée par régulation médicale est à développer. Le recours au SAU en direct peut permettre un gain de temps et parfois améliore la survie. Certains patients ne demandent qu’un conseil, nous pouvons les aider et les rassurer. Les problèmes sont le plus souvent focalisés par des patients irascibles, habitués à l’assistance permanente. On ne doit pas proposer de cure de désintoxication le soir ou le WE. On ne doit pas faire déplacer un médecin parce que le patient l’exige, notamment pour des pathologies non urgentes qui peuvent temporiser vers des heures d’ouverture du cabinet médical plus décentes. Combien d’appel le WE, ou le soir, pour consulter, « en urgence », parce que la semaine les « malades » sont au travail et ne souhaitent pas consulter, se déranger ou attendre leur tour en salle d’attente. Et le médecin c’est aussi en semaine qu’il travaille. Le monde est vraiment mal fait. Vive l’éducation de la santé. Ce devrait être le discours de la DDASS. Est-il politiquement correct ? A bientôt Pierre.
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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !24 mars 2006, par GOURNAY Sylvain
réaction de régulateur du CRAL :
Je te confirme l’impression que j’ai ressentie l’autre jour en régulant à la manière « Dubus » : impression de MAL ETRE : C’est mettre en question notre travail de généraliste sur le terrain et notre exprience de régulateurs, pour satisfaire les désirs d’un ( mot censuré ), qui ne connait rien à la régulation (c’est plus facile de dicter des règles en étant assis derrière un bureau). C’est revenir en arrière comme du temps où le patient commandait une visite du médecin de garde ( comme on commande une pizza), mais cette fois c’est le régulateur qui « prend la commande »… S’il faut aller à l’affrontement, allons-y. Quant à son EPP, qu’il aille s..f..f….
