La question du samedi après-midi toujours en suspens
mardi 13 décembre 2005
Depuis le mois de septembre dernier, les maisons médicales de grades de Lyon fermaient leurs portes samedi après-midi. Les médecins participant à ces MMG entendaient ainsi protester contre la non prise en compte de la permanence des soins du samedi après-midi dans le texte conventionnel.dès lors en effet que la convention signée entre trois syndicats de médecins libéraux (SML, CSMF et Alliance) et les caisses d’assurance maladie ne prévoit pas les règles du jeu pour cette demi-journée hebdomadaire, les médecins participant à la permanence des soins à ce moment-là ne sont pas rémunérés.
Pascal Dureau, vice- président de la Fédération nationale des MMG et président du syndicat de médecins généralistes MG-France dans le Rhône pointe que le cahier des charges des maisons médicales de gardes « comprenait le samedi ». D’où la décision de ces médecins, en septembre dernier, de fermer les portes des MMG. « On a démontré en deux mois d’action qu’il y avait un problème », se félicite Pascal Dureau qui pointe toutefois que le problème reste entier, que l’on n’a toujours pas réglé la question du financement de la permanence des soins le samedi après-midi. Les médecins lyonnais ont néanmoins pris la décision de lever leur mot d’ordre de fermeture, en cette « période critique du point de vue des épidémies ». Et ce, d’autant plus que le samedi après-midi représente entre 30 et 40% de l’activité hebdomadaire des maisons médicales lyonnaises, selon le Dr. Dureau.
