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Un réseau pour désenclaver la permanence des soins en montagne
Un réseau pour désenclaver la permanence des soins en montagne
21 février 2005

Un réseau pour désenclaver la permanence des soins en montagne
Sélectionné par un prix « MSA et Territoires » en 2004, le réseau de permanence des soins de Langogne en Lozère (48) associe, autour d’un centre médical créé par la Mutualité sociale agricole (MSA), les professionnels libéraux et l’hôpital local. Un dispositif de télémédecine mettra prochainement les praticiens de Langogne en relation avec le CHU de Nîmes et le CHG du Puy-en-Velais.


La zone de Langogne (48) englobe le nord-est de la Lozère, mais aussi une partie des départements de la Haute-Loire et de l’Ardèche, unis par une problématique commune : des problèmes d’accès et de réseau de téléphonie ; des habitations isolées, des déserts médicaux et une démographie médicale faible, fragile et vieillissante.
« Les sept médecins libéraux du secteur de Langogne et Châteauneuf ont un secteur officiel de garde de 500 km2,
explique le Dr Denis Roche, président de l’association formée par les médecins de familles. Tout autour, il y a des zones désertiques, pas de solutions médicales la nuit. En fait, pour le généraliste de permanence, le secteur est d’environ 1 500 km2. C’est ingérable ! »

Cette description des lieux par le Dr Roche explique clairement pourquoi l’Association régionale des caisses de
MSA (AROMSA) de Languedoc-Roussillon a décidé, voilà trois ans, de cibler la zone pour y lancer une expérimentation
de réseau de permanence des soins en zone isolée. Le syndicat communal à vocation multiple (SIVOM) de Langogne a mis la main à la poche, et le ministère de la Recherche, par le biais de la DATAR, est venu ensuite se joindre à l’équipe de départ pour juger si cette réalisation expérimentale pouvait se transformer en solution pérenne
et transférable ailleurs en France.
La zone de Langogne est en effet montagneuse et très étendue, mais elle a aussi la caractéristique d’abriter une
population âgée (14 % de personnes âgées de plus de 75 ans dans le secteur de garde au lieu de 8 % dans la région
et 7 % en moyenne nationale). Une population qui triple durant les vacances, passant de 16 000 âmes en hiver à 48 000 personnes en été en Lozère, Haute-Loire et Ardèche.

16 % DE VISITES

L’idée de l’AROMSA a été d’aider les professionnels de santé (médecins libéraux et hôpital local de Langogne)
à se constituer en réseau et à créer un centre médical attenant à l’hôpital local, avec un centre de régulation à
numéro d’appel unique, afin d’offrir à la population une accessibilité aux soins vingt-quatre heures sur vingtquatre, en évitant aux médecins ou au SMUR les déplacements inutiles. Le centre médical est pourvu d’un véhicule adapté équipé du matériel indispensable
pour effectuer les visites. Il roule en moyenne 100 000 km par an.

Selon les cas, le régulateur oriente vers le cabinet médical du médecin généraliste, vers le centre médical (les entrées font l’objet d’une fiche de suivi informatisée, remplie par le médecin qui est
rémunéré par le réseau pour cette tâche), vers le SMUR ou décide d’une visite à domicile avec le véhicule médicalisé.
« Ce sont les médecins généralistes qui gèrent les appels, relate le Dr Denis Roche en soulignant qu’ils font déplacer
beaucoup de gens. Les patients se déplacent dans près de 90 % des cas, nous ne réalisons que 16 % de visites, la
gestion des appels est correcte », se félicite-
t-il.

Deuxième bon point lié au réseau : l’attractivité
nouvelle de la région pour les jeunes confrères. « Ils sont intéressés, l’un d’eux va sans doute rester, se réjouit Denis Roche. Les jeunes confrères ne
viendront que si nous améliorons leurs conditions de travail, et c’est à nous de faire des propositions, l’exemple montre que, si notre demande est structurée, la
tutelle suit. Les jeunes redoutent avant tout l’isolement et la prise de décision solitaire, ils savent qu’ils pourront dorénavant faire les gestes techniques à l’hôpital
local, et accroître le partenariat avec les confrères spécialistes », relève le président de l’association.

Car, troisième point fort du réseau, l’agence régionale de l’hospitalisation vient de donner son feu vert à l’installation d’un outil de télémédecine, qui permettra, à partir de l’hôpital local de Langogne, de transférer pour expertise des images vers le CHU de Nîmes ou le
CHG du Puy-en-Velais.

« L’installation est imminente, après l’ARH, toutes les parties prenantes ont donné leur accord pour le financement », insiste le Dr Roche.
Le premier bilan annuel du réseau
montre que les prévisions des professionnels de santé ont été dépassées, avec 902 venues au lieu de 600 prévues.
Mais ce désenclavement a un coût : 110 000 euros par an de 2003 à 2006, dont près de 80 % financé par la DDR (dotation des réseaux). Le prix de la sécurité, tant pour les patients que pour les professionnels de santé. -

410535 Catherine LE BORGNE



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