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Un médecin ariégeois sous surveillance
Un médecin ariégeois sous surveillance
9 juillet 2007


Depuis ce 1er juillet, un médecin généraliste ariégeois voit toutes ses prescriptions d’arrêt de travail placées sous le principe de la mise sous entente préalable. En langage profane, cela signifie que les dites prescriptions sont soumises à l’accord du Service médical de la caisse primaire d’assurances maladie. Pour être encore plus clair, le docteur, que nous appellerons X, est placé sous surveillance rapprochée. Et ce, pour trois mois.

« Ce praticien est classé parmi les trois plus gros prescripteurs de Midi-Pyrénées. Ce sont les ordinateurs de la caisse nationale qui l’ont identifié, révèle Antoine Spécia, directeur de la CPAM de l’Ariège. Il délivre ainsi une moyenne de 6 000 arrêts de travail à l’année alors que la moyenne, tant nationale que régionale, s’établit aux alentours de 2 000. Dans le cadre des politiques de réduction des dépenses de santé, on ne peut plus tolérer des pratiques pour le moins suspectes ».

DES PRESCRIPTIONS INVALIDÉES

Cette mise sous entente préalable n’empêchera pas le médecin de continuer à appliquer les préceptes du serment d’Hippocrate. La principale conséquence de cette décision impactera davantage ses patients du pays d’Olmes où, selon un proche du dossier, le docteur X exercerait depuis de nombreuses années. En fait, chaque prescription étudiée par le Service médical de la CPAM est désormais susceptible d’être invalidée, et l’arrêt de travail rejeté. « Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure, rassure pourtant Antoine Spécia. Si le patient est vraiment malade, son arrêt sera bien entendu accepté ». Et donc pris en charge par l’assurance maladie.

« Je suis désolé que nous soyons contraints d’en arriver là, reprend pourtant le directeur de la caisse. Mais la procédure est prévue par les textes et il faut bien qu’elle s’applique lorsque prévention et pédagogie ont montré leurs limites ».

Cet automne, la punition sera donc levée. Les instances de la CPAM espèrent qu’elle aura permis au praticien de renouer avec davantage de mesure, et aux patients parfois avides de repos non justifiés médicalement de refréner leurs doléances. « Les dépenses de santé sont l’affaire de tous : médecins, pharmaciens et usagers. Nous devons tous œuvrer dans le même sens ». Un credo, entonné depuis déjà de longs mois par Antoine Spécia et ses homologues, mais qui n’a pour l’heure pas fini de résonner…

N.H.



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