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S’il veut perdurer, Cyclamed va devoir recycler son organisation !
S’il veut perdurer, Cyclamed va devoir recycler son organisation !
18 février 2005


Paris, le vendredi 18 février 2005 -

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Les mois passant, le ton du président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, Jean Parrot, est monté. Alors que le ministère de la Santé avait confié deux mois plus tôt à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) une enquête sur les dérives du système Cyclamed, suite à diverses plaintes déposées contre des pharmaciens soupçonnés de fraude, Jean Parrot revenait sur cette affaire à l’occasion de la Journée de l’Ordre en novembre dernier. « Je ne voudrais pas qu’on croie que l’Ordre souhaiterait la disparition de ce système », avait commencé le président du Conseil de l’Ordre puis avait affirmé : « Au contraire, nous souhaitons sa réorientation et qu’il prenne en charge des produits issus des déchets médicamenteux ». Trois mois plus tard, alors que l’IGAS a remis la semaine dernière au ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, un rapport accablant sur l’organisation, Jean Parrot se montre moins nuancé. Au Quotidien du Pharmacien, ce lundi 14 février, il s’est d’abord présenté en visionnaire : « Cela fait plus de dix ans que je ne cesse de répéter que Cyclamed ne répond pas à sa mission, tant en terme de quantité de déchets recueillis qu’en terme de sécurité » (alors que la création du système avait été à l’époque soutenue par l’Ordre), avant de fustiger l’industrie pharmaceutique accusée par tous et notamment par l’IGAS d’avoir mis ce système en place pour échapper au paiement de certaines taxes écologiques. Cependant, lorsqu’on l’interroge sur une éventuelle disparition de Cyclamed, Jean Parrot préfère se concentrer sur l’avenir : « C’est la fin du système tel qu’il fonctionne aujourd’hui, mais il peut être réformé. Le concept intellectuellement malhonnête de l’association doit être totalement revu par un organisme extérieur et ses responsables ne doivent plus être aux commandes ». Enfin, aujourd’hui, dans une interview au Parisien, Jean Parrot se montre plus catégorique encore et demande que l’on en « finisse » avec Cyclamed, alors que les pouvoirs publics se montrent plus réservés sur la question.

Le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, préfère en effet plutôt s’orienter vers une « sécurisation » du système « afin de ne pas décourager l’élan humanitaire de la population française ». La vocation humanitaire de Cyclamed ne serait cependant pas d’un très grand secours aux pays en voie de développement vers lesquels les médicaments non utilisés (MNU) sont acheminés. Alors que plusieurs organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont déjà mis en garde contre l’expédition des MNU, qui se révèlent souvent de mauvaise qualité et surtout peu adaptés aux besoins des populations locales, les Ordres francophones présents à la Journée de l’Ordre le 4 novembre dernier avaient confirmé la quasi inutilité de cette aide, qui alimente souvent en outre des circuits illicites. Le rapport de l’IGAS indique par ailleurs que les associations chargées de trier les médicaments se montrent souvent incompétentes. Ainsi, si le sérieux Ordre de Malte ne conserve que 5 % des médicaments déposés par les patients pour les acheminer vers les pays en voie de développement, Terres d’Amitié envoient jusqu’à 35 % de ces produits, en dépit parfois de leur possible altération.

Avant de nourrir des ambitions humanitaires, Cyclamed était d’abord une organisation aux objectifs écologiques. Les industriels promettaient par le biais de ce réseau de « contribuer à l’élimination des déchets d’emballages ménagers des produits qu’ils mettent sur le marché ». Sur ce point encore, le rapport de l’IGAS est très sévère. Il juge en effet « les performances environnementales » de Cyclamed « médiocres ». Rappelons que les déchets liés aux médicaments représentent 0,3 % des déchets ménagers et 1 % des déchets d’emballages ménagers, soit 70 000 tonnes.

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