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Quand la Sécu fait des bugs
Quand la Sécu fait des bugs
27 février 2006

Déjà enlisée dans des négociations à n’en plus finir avec les médecins, voilà une nouvelle bourde dont la Sécu se serait sans doute bien passée ! Qui ne se souvient, en effet, parmi nos lecteurs d’avoir reçu ces derniers mois la visite des DAM, ces délégués de l’Assurance maladie missionnés pour « vendre » les mérites de la maîtrise médicalisée.


Statines, antibiotiques, génériques, anxiolytiques, arrêts de travail... Ces visiteurs médicaux d’un nouveau genre ont parcouru en un temps record tout ce que l’Hexagone compte de généralistes. Objectif : faire le point sur le coût de leur pratique et tenter d’infléchir le poids de l’ordonnance. Les DAM de la Sécu avaient tout pour symboliser la nouvelle gouvernance des caisses. Zélés (parfois trop, aux dires de certains praticiens...), aimables, efficaces, ils devaient aussi - cela tombe sous le sens - se montrer discrets sur la teneur de leurs entretiens. En surfant au hasard sur Internet, la rédaction du Généraliste vient pourtant de tomber sur un document de l’Urcam du Limousin qui dit tout (ou presque) de la nature de ces contacts. Près de 110 confrères auront ainsi la mauvaise surprise de s’apercevoir que le « bulletin de note » rédigé à leur endroit par la Cpam de Corrèze était, ces derniers jours, consultable en ligne, et par n’importe quel quidam... Stupeur et interrogations !

Comment de telles informations ont pu être ainsi « balancées » sur la Toile ? De prime abord, on se gardera bien de dresser un mauvais procès aux caisses. À l’évidence, il s’agit là d’une erreur ; et la teneur même des appréciations portées sur les médecins montrent bien qu’elles n’avaient qu’une vocation interne. Ce nouvel impair intervient pourtant au pire moment : il y a quinze jours, des médecins de la Fédération des usagers de logiciels médicaux (Fulmedico) ont mis le doigt sur une faille informatique de la Sécu, en accédant sans difficulté au fichier confidentiel des patients « abonnés » aux médecins traitants. Inadvertances ? Sans doute. Mais, l’Assurance maladie ferait bien d’y prendre garde. Il y a dans les deux cas de quoi réveiller les angoisses parfois légitimes des assurés et des professionnels sur la confidentialité des données de santé. Car le débat est loin d’être clos. La nouvelle version 1.40 de Sesam Vitale nourrit les craintes des syndicats qui la jugent insuffisamment cryptée. Les médecins veulent s’assurer que l’évaluation des pratiques ne se retournera pas contre eux. Les associations de patients réclament des gages sur la confidentialité du DMP. Sans parler de l’agacement des généralistes sur les bugs du parcours de soins. Dans ce contexte, pour une fois, un peu moins de légèreté de la Sécu ne nuirait pas...



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