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plus de permanence les nuits et week-end
plus de permanence les nuits et week-end
1er avril 2007

A partir du 31 mars, les médecins libéraux n’assureront plus les gardes de minuit à 8 heures du matin. La préfète confie cette mission aux services des urgences des hôpitaux. Un seul réflexe : le 15 !


En dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux, c’est-à-dire la nuit et le week-end, vous n’avez qu’une seule solution si vous avez besoin d’un médecin : téléphoner au 15, où un toubib vous écoute, évalue votre situation et régule votre appel. Autrement dit, il rassure, conseille, et, le cas échéant, décide d’une intervention.

Jusqu’à présent, la Saône-et-Loire était divisée en 31 secteurs de permanence des soins (38 précédemment) et les médecins libéraux devaient donc assurer des astreintes. Cette charge devenait très lourde dans les secteurs où l’on déplore une pénurie de généralistes. Elle vient d’être allégée sur décision de la préfète qui donne ainsi raison aux réclamations d’une majorité de médecins.

Six actes médicaux en moyenne après minuit, sur l’ensemble du département, ça faisait effectivement très peu pour justifier le maintien de 31 médecins d’astreinte. Et « ça coûtait cher », commente le docteur David Corège, patron du centre 15 et du Samu 71 à Chalon.
Alors la préfète a décidé qu’à partir du 31 mars, toutes les nuits de minuit à 8 heures, la permanence des soins sera assurée par les services d’accueil des urgences des six centres hospitaliers du département (Chalon, Mâcon, Le Creusot, Montceau, Autun et Paray-le-Monial). Mais c’est toujours le centre 15 qui régulera, et qui devra, en cas de difficultés éprouvées par des personnes à mobilité réduite ou lorsque les moyens de transport n’existent pas, mettre en œuvre les moyens de déplacement nécessaires.

Les médecins libéraux, dans les 31 secteurs de garde définis, continueront à assurer les astreintes et à répondre aux sollicitations du 15 tous les jours de la semaine de 20 heures à minuit, le samedi de 12 heures à minuit, et les dimanches et jours fériés de 8 heures à minuit.
Les hôpitaux ne devraient pas être débordés par ces modifications. Le docteur Corège à Chalon précise que « l’obligation de passer désormais par le 15 a déjà permis de diviser par dix le nombre de visites médicales », et que sur les six actes médicaux constatés en moyenne après minuit, « quatre faisaient déjà l’objet d’un transfert à l’hôpital. »

Donc, dans le pire des cas, cela se traduira au maximum par deux interventions supplémentaires par nuit dans les services d’urgence. Le docteur Bruno Mangola, qui gère à Mâcon l’un des plus importants services de Bourgogne avec le passage de 33 000 patients par an, n’est donc pas effrayé à la perspective de la nouvelle organisation : « Depuis le 1er janvier, nous avons une augmentation de notre activité de 7 %, mais ce n’est pas forcément la nuit. De toute façon, la nuit nous avons constamment du monde, un ou deux patients de plus, ça ne pose pas de problème. »

Denis Wuyam



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