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Philippe Douste-Blazy veut instaurer des quotas
Philippe Douste-Blazy veut instaurer des quotas
18 mai 2005

Difficultés démographiques obligent, la médecine de ville pourrait bien d’ici quelques années n’avoir plus de libéral que le nom. Recevant ce mercredi le rapport Berland sur la démographie médicale, Philippe Douste-Blazy présentait à la presse quelques propositions de la commission Berland qui planchait depuis six mois sur la question.


Tant au niveau de la formation, de l’installation que de l’exercice, les futurs médecins devraient se voir présenter un certain nombre de dispositifs visant tous un objectif commun : éviter la pénurie médicale et mieux répartir les praticiens sur le territoire en tenant compte des réalités géographiques et populationnelles.

Ainsi, ce qui est sûr pour l’instant, c’est que le numerus clausus passera à 7.000 en 2006 - il était de 3.500 en 1992. Compte tenu des nombreux départs en retraite prévisibles dans les années à venir, cette disposition devrait permettre d’atteindre une densité de 285 médecins pour 100.000 habitants en 2025, contre 340 aujourd’hui, prévoit le ministre. Mais, afin de mieux gérer encore cette démographie, Philippe Douste-Blazy souhaite mettre en place des quotas, spécialité par spécialité, ceci devant permettre que les spécialités boudées ne le soient plus. Des mesures d’incitation à l’installation devraient aussi se multiplier, préalable nécessaire avant d’en arriver à l’extrême qui consisterait à revenir sur le principe de la liberté d’installation.

Parallèlement, un moratoire sur les fermetures de lits dans les hôpitaux locaux ou ruraux a été décidé, afin de maintenir l’offre de soins existante. Qui plus est, avance le ministre, « aujourd’hui, vous ne pouvez plus faire de la médecine si vous n’avez pas un plateau technique minimal », d’où l’importance des établissements locaux.

Par ailleurs, la commission Berland suggère de rendre les ECN (épreuves classantes nationales) interrégionales, partant du constat qu’il est avéré que les jeunes s’installent généralement dans la région où ils ont suivi leur cursus. Les ECIR (épreuves classantes interrégionales) devraient permettre alors de « fidéliser les jeunes ». A cela s’ajoute un certain nombre de mesures, à l’instar de l’assouplissement des conditions d’exercice en cabinet secondaire, permis via le décret 2005-481 du 17 mai 2005 publié ce jour au Journal Officiel, du développement des maisons médicales de garde ou enfin de la télémédecine.

Ce rapport n’étant qu’un rapport, Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand annoncent que la phase consultation des acteurs est d’ores et déjà prévue - au cours de laquelle ils attendent que d’autres propositions leur soient encore faites - et qu’ils procèderont à la mise en route des dispositions choisies, soit par voie réglementaire, soit à travers la loi de financement de la sécurité sociale pour 2006.



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