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Permanence des soins ; à la croisée des chemins
Permanence des soins ; à la croisée des chemins
6 septembre 2007


De moins en moins de volontaires pour assurer la permanence des soins (S.Toubon)

C’EST PEU DE DIRE que la permanence des soins est à un tournant de son organisation. Déjà fragilisée par la lente mais inexorable baisse du volontariat (qui a pour cause principale la démographie médicale déclinante des zones rurales), par le problème du financement des Maisons médicales de garde et par la question de la rému- nération de la garde du samedi après-midi, l’organisation actuelle de la PDS vient de recevoir le coup de grâce avec la publication du rapport Grall.

Selon son auteur, la PDS est « aléatoire, instable et fragile », et le tout nouveau patron de l’ARH de Lorraine propose, pour remédier à cet état de fait, de remettre à plat toute l’organisation du système.

Changement de nom de la PDS qui deviendrait Ampp (Aide médicale permanente à la population), abandon du paiement à l’acte pour une rémunération forfaitaire, sortie du financement du champ conventionnel, pilotage par les futures agences régionales de santé (ARS), les recommandations de Jean-Yves Grall, si elles étaient toutes mises en pratique, changeraient en profondeur la physionomie de cette mission de service public.

Reste à savoir si le rapport sera suivi d’effet. Certes, dès sa publication, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, faisait savoir qu’elle faisait « de la rénovation du dispositif de permanence des soins une priorité de son action », et qu’elle souhaitait « que soient organisés, dès la rentrée, des échanges avec l’ensemble des acteurs de la permanence des soins pour étudier ces propositions et prendre au plus tôt les mesures qui s’imposent ».

Mais au-delà de cet empressement ministériel affiché, le rapport Grall ne fait pas l’unanimité. Même si le ton général est nettement positif, le principal syndicat de médecins libéraux, la Csmf, a fait connaître son opposition à un rapport qualifié de « dangereux », et qui reviendrait, selon son président Michel Chassang, à « étatiser la permanence des soins, et développer l’hospitalo-centrisme ». De plus, l’abandon du paiement à l’acte pourrait, sur le terrain, ne pas convenir à certains médecins impliqués dans la PDS et qui trouvent quelques attraits à ce système.

Enfin, le Dr Grall ayant appelé de ses voeux « la fin des petits arrangements locaux » en matière de rémunération, des blocages pourraient bien voir le jour lorsqu’il s’agira de traduire dans les faits les préconisations du rapport.

Bref, comme le disait en substance le Dr André Deseur, du Cnom, si les mesures recommandées dans le rapport sont bonnes, leur mise en place risque de faire entrer la PDS dans une période agitée.

Seul petite lueur de satisfaction dans ce dossier, les partenaires conventionnels se retrouvent le 19 septembre prochain pour une séance de négociation au cours de laquelle devrait être réglée la question du montant de la rémunération des gardes du samedi après-midi.

> H. S. R.

Le Quotidien du Médecin du : 06/09/2007

http://www.quotimed.com/journal/ind...



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