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Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !
Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !
23 mars 2006

suite au sous comité médical de ce jour :

Nous sommes à un tournant des modalités de régulation au CRRAL !

Le Dr Dubus, vice président du Conseil de l’Ordre, chargé de la Permanence Des Soins, Praticien Hospitalier Urgentiste de Calais, veut nous ( nous, les régulateurs du CRAL ) faire évaluer nos régulations ( avec écoute de bandes ) par un « tribunal » de médecins dont des régulateurs hospitaliers ( 2 ), médecin de l’Ordre (1) , médecin DASS (1) , généralistes (2) et 2 régulateurs du CRAL ...


Il a cette idée depuis 6 mois ... et veut la mettre en application coûte que coûte ! avec l’aval du bureau du Conseil de l’Ordre . Il reproche le nombre de visites qui « baisse encore ! » , surtout après minuit ... et suite aux lettres de réclamations et plaintes de patients ...

Le Dr Dubus veut que le demandeur soit « satisfait » par la réponse du CRAL dont le régulateur « doit obtenir l’accord par rapport à la décision prise »
« Il faut satisfaire le patient » a t il dit !

En cas de « fin de vie » : il faut que le médecin de garde y aille pour « tenir la main du mourant » selon son expression ...

Qu’en pensez-vous ?
Un blog ASSUM est ouvert et pourra vous servir pour dire ce que vous pensez ...

Pour ma part :
je dis OUI OUI OUI à une évaluation formative, mais telle que prévue par la Haute Autorité de Santé et pas autrement ! même finalité, même processus ... et par des médecins habilités par la HAS , c’est à dire formés à la démarche ...

Vous , régulateurs, acceptez-vous l’évaluation type « Dr Dubus » ? me répondre SVP ..

Le CRAL s’est lancé dans une démarche qualité :
Il ne faut pas oublier que j’ai initié depuis 6 mois un groupe de pairs labellisé par la SFMG et qui se transforme en groupe GEPETO pour valider l’EPP voulue par la HAS ( le 1er groupe de pairs type GEPETO concernant la régulation de la PDS en France ) ... avec réunions thématisées et audit avant - après ... pour scorer les améliorations de pratiques ...

Dès à présent, je vous recommande d’appliquer « à la lettre » les règles d’une « bonne régulation » que nous connaissons depuis le séminaire ...( dont je vous donnerai un résumé )

et en particulier :

- vous présenter sous votre nom au demandeur ...
- écouter le demandeur ... ( écoute empathique, active, reformulation, questionnement ouvert et fermé ... )
- obtenir son accord à la décision prise ...( passer le « contrat » )
- en cas de désaccord confirmé : accéder à sa demande ; par exemple : envoyer le médecin de garde à domicile ...

IL FAUT VISER LE ZERO LETTRE DE RECLAMATION OU DE PLAINTE !

Si le MG s’étonne de ce virage , lui expliquer qu’on n’a pas pu obtenir l’accord du patient ... et que suite à l’évaluation entreprise par le Dr Dubus, il nous faut activer le MG ... afin que la demande soit satisfaite ...
et comme les demandeurs veulent presque tous le MG à domicile .... ça promet !

Les généralistes de garde qui se plaindront d’être activés, devront écrire au Conseil de l’Ordre ... il n’est pas question que le CRAL soit le gendarme de la PDS ...

Il faut donc que vous preniez le temps nécessaire pour « une bonne régulation » afin qu’à la ré-écoute de votre régulation vous ne prêtiez pas le flanc à la critique (ni sur le fond , ni sur la forme) de nos confrères hospitaliers, ordinaux et DASS ... J’ai invité les futurs médecins évaluateurs à venir réguler la PDS au CRAL le samedi AM et / ou le dimanche matin, et / ou de 20 h à 22 h le soir ... pendant un temps significatif .

Régulateurs, restez toujours calme ... très cool ... même si le demandeur est irascible, ivre ou en manque ...
Il nous faut privilégier la qualité à la quantité ...

En national, il avait été estimé qu’une régulation de qualité en PDS prenait en moyenne, 9 mn et jusqu’à 20 mn en cas problème psychosocial ... tant que vous ne dépassez pas ce temps , vous êtes dans les clous !

Toutes les 2 heures de régulation non-stop : prenez 5 mn pour vous décontrater, surtout après une régulation difficile ... type agressif, revendicatif ... un peu comme les aiguilleurs du ciel ...

Ne prenez pas de risque inutile : envoyer le médecin de garde ! Il faut que le demandeur soit SATISFAIT ! à la demande du Dr Dubus

En un mot : il nous faut revenir en arrière ... orienter toute réclamation, récrimination, plainte d’un généraliste de garde sur notre façon de réguler ... vers le conseil de l’Ordre, garder le n° de fiche afin de procéder à des réécoutes du médecin courroucé ... même s’il y a des appels en attente, il nous faut réguler dans les règles de
l’art ... tant pis pour les appels en attente ... du moment qu’ils ne sont pas décrochés, nous n’en sommes pas responsables ... aux institutions, à mettre les moyens en PARM et régulateurs pour décrocher ... au Dr Dubus, à faire du lobbying auprès du financeur ...

Dores et déjà, 3 médecins et 5 PARM,le samedi AM, et 7 PARM le dimanche matin : ça ne suffit pas ...
Ne vous laissez pas influencer par les PARM qui vous pressent ... en vous disant qu’il y a 3,5 10 appels en attente ... prenez le temps nécessaire pour une régulation irréprochable à la ré-écoute !

Exemple de ce que pourrait être l’évaluation de notre régulation par un urgentiste ( par exemple , le nouveau chef de service des Urgences de St-Omer) :
Pour lui, une otalgie mérite la visite d’un médecin de garde, la nuit ... car, dit-il, si on refuse : la maman se présentera la fois d’après , aux Urgences en disant : " je suis venue , car la dernière fois, je n’ai pas pu
avoir de médecin " ... et quelques fois, c’est la même qui nous aura refusé d’aller au cabinet médical du MG ! ...

Comme l’a suggéré le Dr Ziad, urgentiste de St-omer, je suggère la même évaluation de satisfaction des patients à la sortie des Urgences : êtes vous satisfaits : de l’accueil, de la prise en charge par le médecin ? vous a t il écouté, compris, expliqué votre pathologie, sa décision ? le temps d’attente ? le personnel ? etc ...
Tiens, à ce propos :
quelle activité la nuit dans les SAU et UPATOU ? à St-Omer par exemple ... après minuit ?
Combien de patients y vont sans avoir appelé aucun médecin ou régulation ? pour quelle pathologie ? on n’arrive pas à le savoir .... bizarre .....

EDUCATION DE LA POPULATION :

Pourquoi le Dr Dubus du Conseil de l’Ordre et Praticien Hospitalier Urgentiste n’aborde-t-il pas ce sujet au sous comité médical ? pourquoi toujours culpabiliser les médecins ( régulateurs, effecteurs ) et pourquoi ne remet-il jamais en cause le comportement des patients ???
Est-il représentatif des généralistes ?

au même titre que l’évaluation du CRAL, je propose que 2 MG aillent « évaluer » le travail des Urgentistes, la nuit,
après minuit , à St-Omer par exemple ... combien d’entrées ? quelle pathologie ? puis des membres du Conseil de l’Ordre ... pour finir par la DASS ....

Pour info :
1/3 des départements ont une majorité ( ou totalité ) des secteurs qui arrêtent à minuit, 1/3 : une minorité de secteurs, soit 2/3 des départements ...

Pourquoi ne pas travailler en sous comité médical à mettre en place une solution alternative après minuit par la mutualisation des moyens avec les urgentistes, les Sapeurs Pompiers ... etc , dans les seuls secteurs qui le désirent ... comme les textes l’autorise ...

Pourquoi le Dr Dubus s’oppose-t-il à toute discussion sur ce sujet ? et ne veut pas faire avancer les choses ????
par exemple , pour tirer profit de l’organisation mise en place à Boulogne ?

Avec cet état d’esprit : combien de MG dans 10, 15 ans ?dans les zones rurales ? combien d’installation en médecine générale ? Le CDO 62 ne pourrait il pas nous communiquer les chiffres d’installation en MG, en spé, en libéral .. par rapport au nombre d’inscriptions par an depuis 10 ou 20 ans ... ? ... un régulateur averti en vaut deux ! donc plus de problème ! car en vous informant, j’ai multiplié virtuellemnet votre effectif par 2 !

Dernière minute

ça peut expliquer l’engouement des patients pour les Urgences :

« Les réformes s’arrêtent au seuil de l’hôpital » (Le Parisien)

Le Parisien remarque que « si le forfait d’un euro comme le parcours de soins s’appliquent bel et bien en ville, ils n’ont en revanche toujours pas franchi le seuil des hôpitaux. D’où une sacrée inégalité de traitement entre
assurés ». Le journal note en effet que « si vous foncez chez un cardiologue libéral à la première palpitation, non seulement il pourra vous facturer jusqu’à 32 euros, mais le taux de remboursement de la Sécu sera raboté de 70 à 60 %.
Mais si vous consultez son homologue hospitalier, aucune de ces « pénalités » ne vous sera infligée ».
Le Parisien livre les « principales raisons de ce bogue », remarquant notamment que selon le ministère de la Santé, « seuls 50 % des établissements sont reliés aux caisses primaires » par l’informatique.
Le quotidien note en outre que « lorsqu’un patient consulte un praticien hospitalier, personne ne lui demande s’il a un médecin traitant ».

Médecins hospitaliers, je vous aime ! Même toi, Dr Dubus !

Pierre Grave - Directeur du CRRAL



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