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Nos jeunes médecins se découragent
Nos jeunes médecins se découragent
4 juin 2007


Pendant que les Québécois peinent à trouver un médecin de famille, les jeunes médecins délaissent les cabinets médicaux. Un nombre record de postes de résidence sont même restés vacants cette année, laissant présager des heures encore plus sombres.

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) est inquiète. « Nos jeunes médecins et nos moins jeunes se découragent actuellement. Ils abandonnent la prise en charge et le suivi des clientèles », déplore le président de la FMOQ, le Dr Renald Dutil.

La médecine de famille est dévalorisée. Les médecins qui pratiquent dans les cabinets manquent de soutien. Ils ont de la difficulté à obtenir des examens diagnostiques dont leurs patients ont besoin. Ils sont soumis à des contraintes trop rigides, surtout les jeunes, affirme la FMOQ. La rémunération - moins élevée qu’ailleurs au Canada - est loin d’être la seule cause de la désaffection.

Dans le cadre de son colloque sur la formation professionnelle syndicale qui se déroule cette semaine, la Fédération a cru bon de faire le point sur la situation. Il est urgent de donner un coup de barre.

Au fil des ans, le nombre de médecins qui travaillent en cabinets privés a diminué. Le quart des Québécois n’a pas de médecins de famille, alors que la moyenne canadienne se situe plutôt à 14%. Ce sont pourtant les médecins de famille qui peuvent assurer le suivi des patients et éviter qu’ils ne viennent ensuite engorger les urgences.

« D’un côté, on nous dit qu’il faut augmenter les services en cabinets privés, augmenter l’accès, et parallèlement à ça, on s’aperçoit qu’il y a une désaffection des médecins en cabinets privés. Il y a une préoccupation majeure. Si la tendance se maintient, c’est clair qu’il va falloir sonner l’alarme », ajoute le Dr Louis Godin, premier vice-président de la FMOQ.

Le nombre record de postes de résidence en médecine de famille laissés vacants cette année est le dernier signe de cette désaffection. Sur les 305 postes de résidence en médecine de famille, seulement 237 ont été comblés.

Dans quelques années, ce sont 75 omnipraticiens qui vont manquer à l’appel. « Ces postes non comblés sont préoccupants parce qu’ils chambardent tous nos objectifs de planification pour la médecine familiale », lance le Dr Dutil.

Les règles auxquelles sont soumis les jeunes médecins, surtout en ce qui concerne les activités médicales particulières - des heures qu’ils sont obligés de travailler dans les établissements de soins comme les hôpitaux - et la répartition obligatoire des effectifs dans les différentes régions de la province (PREM) ne sont pas étrangères à la situation, croit la FMOQ. Sans abolir les règles, il faudrait les assouplir.

Le médecin de famille a aussi de la difficulté à avoir accès aux plateaux techniques et aux spécialistes pour ses patients. C’est devenu un énorme problème, précise le Dr Dutil.

« Quand le médecin de famille attend de trois à six mois à Montréal pour une échographie - un examen de base - qu’il est obligé de multiplier les appels téléphoniques pour obtenir un rendez-vous un peu plus vite pour ses patients, ça décourage les médecins. »

Le gouvernement préconise l’implantation de cliniques-réseaux et de groupes de médecine de famille (GMF) pour permettre à la population d’avoir accès à un médecin.

Chaque GMF regroupe 10 médecins qui bénéficient de soutien logistique ainsi que de la présence d’une infirmière. Il faut penser à d’autres solutions, mois rigides, croit le Dr Dutil.

La FMOQ demande ainsi au gouvernement de créer des « GMF2 », soit de plus petites cliniques comptant seulement trois ou quatre médecins, mais qui pourraient eux aussi s’adjoindre une infirmière. Actuellement, la moitié des médecins montréalais qui pratiquent en cabinet le font en solo ou en équipe de deux, rappelle le président.

« Il faut arriver rapidement à mieux supporter la pratique du médecin de famille si on veut qu’il soit efficace et si on veut intéresser davantage d’omnipraticiens à faire de la médecine de famille »

Pascale Breton



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