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Négociations difficiles entre les médecins et l’assurance maladie
Négociations difficiles entre les médecins et l’assurance maladie
4 décembre 2004

Les praticiens estiment que la réforme Douste-Blazy, qui instaure un « médecin référent », leur confie de nouvelles attributions et réclament donc une hausse du prix de la consultation. Ils jugent insuffisantes les propositions formulées pour le moment par l’assurance maladie.


Actuellement réunis à Jouy-en-Josas, les médecins libéraux et la Sécu sont « au bord de la rupture ». C’est en tous cas ce qu’a assuré vendredi Michel Chassang, le président de la CSMF, premier syndicat du secteur. Un constat partagé par les autres organisations qui prennent part aux discussions, alors que, la veille, un accord s’était dessiné sur le montant des économies à réaliser l’année prochaine, arrêté à un milliard d’euros. Au cœur du désaccord, la question de la revalorisation des honoraires. Les médecins libéraux, qui estiment que la réforme Douste-Blazy et l’instauration du « parcours de soins », leur donne de nouvelles attributions, réclament que 500 millions d’euros soient consacrés à l’augmentation de leurs revenus. La réforme prévoit en effet que chaque assuré devra choisir un « médecin référent », qu’il devra consulter avant d’aller voir un spécialiste, sous peine de ne pas être remboursé. L’idée étant de responsabiliser les patients et d’empêcher les consultations superflues.

Les médecins estiment notamment que la visite chez un spécialiste consulté après un passage du patient chez son « médecin référent » soit fixée à 30 euros, et non à 25 comme actuellement. Inacceptable selon l’union des caisses nationales d’assurance maladie, présidée par Frédéric Van Roekeghem, et confrontée à un déficit de 14 milliards d’euros cette année. Selon la CSMF, elle proposerait une revalorisation limitée à 2 ou 3 euros. Autre pomme de discorde, le complément de rémunération qui doit être attribué au « médecin référent », qui sera notamment dépositaire du « dossier médical personnalisé » à partir de 2007. L’Uncam souhaite le fixer à 10%, comme elle veut limiter à 10% les dépassements d’honoraires autorisés pour les spécialistes qui seraient consultés directement, sans passage par le « médecin référent ». Un chiffre jugé « insuffisant » dans les deux cas, respectivement par la CSMF et le SML, deux des cinq organisations de médecins à prendre part aux négociations. Ces dernières, si elles devaient achopper vendredi soir, pourraient se prolonger en début de semaine prochaine, alors que la réforme Douste-Blazy doit, elle, entrer en vigueur le 1er janvier prochain.

Thomas Bronnec

Voir l’article sur le site de L’expansion.com



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