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Les revenus des médecins libéraux passés au crible
Les revenus des médecins libéraux passés au crible
20 juillet 2005

En dix ans, de 1993 à 2003, le pouvoir d’achat des médecins libéraux a augmenté de 17 %, « soit une moyenne de 1,3 % par an », apprend-on ce mardi à la lecture d’une étude de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Ainsi, toutes spécialités confondues, les médecins libéraux disposeraient en moyenne d’un revenu annuel net de charges professionnelles de l’ordre de 80.000 euros : 64.000 euros en moyenne pour les omnipraticiens et 98.000 euros pour les spécialistes.


Cela étant, lorsque l’on se penche plus précisément sur l’étude de la DREES, il ressort un certain nombre de distinctions à préciser. Ainsi, les spécialistes ne sont pas tous logés à la même enseigne puisque leurs revenus peuvent aller du simple au triple : « un radiologue percevrait en moyenne 191.000 € en 2003, tandis qu’un psychiatre gagnerait 54.000 € ». Dans le haut du tableau, les radiologues donc, mais aussi les anesthésistes, suivis des chirurgiens, des ophtalmologues et des cardiologues. Et dans le bas du tableau, les psychiatres, les dermatologues, les pédiatres, les rhumatologues et les pneumologues. Si, grosso modo, la hiérarchisation des spécialités en termes de revenus a peu évolué pendant ces dix années, les écarts se seraient toutefois creusés. En effet, selon la DREES, « entre 1993 et 2003, l’évolution des revenus réels s’étage de +3,1 % par an en moyenne pour les radiologues à -0,4 % pour les dermatologues. Le pouvoir d’achat des omnipraticiens a augmenté en moyenne de 0,8 % par an, celui de l’ensemble des spécialités de 1,6 % ». Plus précisément encore, entre 1993 et 1997, les anesthésistes, les pédiatres, les gynécologues, les omnipraticiens, les dermatologues, les gastro-entérologues, les chirurgiens et les ORL ont connu une diminution de leur pouvoir d’achat : « les pertes de revenu réel s’échelonnent entre 2,3 % pour les dermatologues et 0,1 % pour les gynécologues ».

Par ailleurs, quelles que soient les spécialités, les charges ont progressé plus rapidement que les honoraires, jusqu’en 2000, freinant d’autant la croissance des revenus des praticiens, après quoi, pour certains d’entre eux, ils ont commencé à recourir aux dépassements d’honoraires et/ou à l’augmentation de leur activité individuelle. De 1993 à 1997, l’augmentation de l’activité moyenne s’est faite de façon réduite, puis de manière beaucoup plus dynamique. A partir de 1997, donc, la durée de travail s’est allongée, de même que le nombre de recours aux dépassements d’honoraires, de façon différenciée, cependant, selon les spécialités. L’étude de la DREES établit ainsi l’augmentation du rythme des dépassements : 7,1 % pour les chirurgiens, 6,3 % pour les ophtalmologues, 4,8 % pour les gynécologues et 4,7 % pour les ORL. Cette pratique a connu son apogée en 2002, année de fortes revendications de la part des professionnels. Au final, cette évolution des choses a permis aux médecins de voir progresser leurs revenus. Mais, pointe l’étude, « l’évolution des tarifs moyens a en revanche stagné », exception faite des omnipraticiens dont l’activité, lit-on, « a fléchi sur la fin de la période alors que leurs tarifs moyens réels progressaient nettement ».

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Etude de la DREES
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