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Les maisons médicales de garde en sursis
Les maisons médicales de garde en sursis
9 juin 2011

Mercredi prochain, la 13e maison médicale de garde (MMG) de la région doit ouvrir ses portes à Nîmes. Une inauguration programmée dans un contexte plus que délicat.


L’avant-veille, à Fabrègues, c’est un vent de fronde qui devrait souffler lors de la réunion de la fédération régionale des maisons de santé du Languedoc-Roussillon. En cause, la signification courant mars par l’agence régionale de santé (ARS) des budgets alloués aux douze maisons médicales de garde du Languedoc-Roussillon : avec, au programme, des coupes de 10 à 20 %, signifiant, pour la MMG de Narbonne, une 9e année de fonctionnement avec un budget amputé de 35 000 € par rapport à 2010.

Autant dire la mort annoncée de ces lieux pourtant présentés comme la panacée pour assurer la permanence des soins et désengorger des urgences. La région paye là la diminution de la part réservée aux MMG dans le fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins (FIQCS) : « Le choix a été fait de privilégier le dossier médical personnel, regrette le Dr Bernard Méric, responsable de la MMG de Narbonne et président de la fédération régionale. Ce qui est anormal, c’est que ces baisses de financement affectent le salaire de personnels qui sont indispensables sur les maisons de garde. » Nouvelle d’autant plus mal vécue que si Béziers, Alès, Agde et Narbonne avaient, cette année, des budgets à renouveler, les autres MMG ont vu leur budget annuel, établi pour trois ans, « baissé d’autorité. C’est une rupture contractuelle majeure ».

Encore plus « anormale » est jugée la proposition officieusement avancée par l’ARS pour revenir aux budgets antérieurs, avec une participation financière des médecins qui assurent ces gardes soirs et week-ends.

Suggestion rejetée : « Sous prétexte que les médecins travaillent avec une aide publique, on leur demande de participer, s’offusque le Dr Méric. Mais aucun texte ne les oblige à payer et je rappelle qu’ils participent à ces MMG sous le régime du volontariat. »

« Clash » annoncé, donc. Avec une tension maximale pour la fin d’année : « Lorsque les budgets alloués seront épuisés, les associations licencieront leurs personnels, on fermera et l’ARS devra se débrouiller. Et même s’ils choisissent de réquisitionner, ce sera impossible car on ne peut pas fonctionner sans ces assistantes. Ils ne punissent pas les médecins, mais les patients. »



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