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Le système du médecin traitant est-il en train de se déglinguer tous azimuts ?
Le système du médecin traitant est-il en train de se déglinguer tous azimuts ?
23 février 2006

Paris, le mardi 21 février 2006 - Moins de deux ans après l’adoption de la loi réformant l’Assurance maladie et un an après l’entrée en vigueur de la nouvelle convention médicale, deux syndicats signataires, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) et le Syndicat des médecins libéraux (SML) n’ont de cesse de manifester leur colère contre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) et se disent prêts à bouder le système qu’ils avaient pourtant défendu et quelque peu contribué à mettre en place. Si ce mécontentement des médecins était la seule faille à résorber pour l’UNCAM, la tâche serait déjà délicate et ardue, mais ces dernières semaines, les critiques, les plaintes et même les bugs ne cessent de se multiplier.



Défaut d’information

Ce sont d’abord les premières révélations de l’observatoire mis en place par le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) soucieux de savoir si le moratoire dont bénéficient les jeunes installés fonctionne vraiment malgré l’absence de réelle communication sur ce thème par l’Assurance maladie. Non seulement, les témoignages des praticiens affluent sur la difficile mise en œuvre du moratoire « jeunes installés », mais ils révèlent également les nombreux couacs du parcours de soins en général. Ainsi dans un dernier message adressé au SNJMG le 19 février par un médecin installé depuis le 3 janvier 2006 à Vendôme (Loir et cher), il est rapporté : « A chaque consultation, je passe facilement trois minutes à expliquer le parcours de soins, et à mettre en avant l’absence de sanctions financières pour les nouveaux installés. La caisse jointe une première fois par téléphone le 5 janvier 2006, ne voulait pas croire au décret (mettant en place le moratoire, ndrl) que je lui ai finalement faxé (...). D’autre part, « d’après certains patients » qui ont téléphoné à la CPAM pour avoir des renseignements sur leurs remboursements, la réponse aurait été : ‘Si vous allez voir un autre médecin que votre médecin coordinateur, vous ne serez pas remboursé’ ».

L’Ordre critique le désordre du parcours

Mais au-delà de ces impressions sur le vif, le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) lui-même est monté au créneau au début du mois pour épingler les nombreuses failles du système. C’est tout particulièrement sa complexité qui est dénoncée par l’institution. « Les imprimés liés au « parcours de soins coordonnés » sont longs à remplir et entraînent une surcharge administrative pour les praticiens », peut-on ainsi lire dans un communiqué récent, avant de découvrir deux autres remarques lapidaires : « L’exaspération grandit face aux rigidités d’un système mal expliqué aux patients où le médecin traitant fait plus figure de distributeur de tickets de soins que de réel coordonnateur de la prise en charge du patient (...). Les médecins en formation confrontés aux arcanes du dispositif sur lequel aucune information ne leur a été donnée par l’assurance maladie s’interrogent sur l’opportunité d’une installation et les plus âgés sur l’anticipation de leur retraite ».

Philippe Douste-Blazy mauvais élève de la réforme

Face à une telle volée de critiques, l’UNCAM et plus généralement le gouvernement pourrait se consoler en s’appuyant sur la stabilité de leur réseau informatique. Pourtant, tout s’est écroulé en début de semaine dernière, lorsque la Fédération des utilisateurs de logiciels médicaux (FULMEDICO) a démontré la faiblesse de la sécurisation du portail permettant à tous de connaître si un assuré a déjà ou non choisi son médecin traitant. Grâce à la facile reconstitution d’un numéro de sécurité sociale, on pouvait ainsi découvrir en direct que ni Philippe Douste-Blazy, ni Jacques Chirac, ni Nicolas Sarkozy n’ont pour l’heure de médecin traitant. L’hebdomadaire le Canard Enchaîné a révélé la semaine dernière ce couac qui a entraîné la fermeture du site en question pendant deux jours entre le 12 et le 14 février. Le commentaire de la CNAM se contenta d’indiquer que ce portail « ne donne accès à aucune information médicale » et révéla son intention de signaler au Conseil de l’Ordre l’utilisation « détournée » par certains médecins de ce service. © Copyright 2006 http://www.jim.fr

L.C.



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