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Le conflit sur la permanence des soins en Mayenne - Vers un accord sur le financement
Le conflit sur la permanence des soins en Mayenne - Vers un accord sur le financement
22 décembre 2005

In extremis. Le conflit qui a éclaté fin novembre, au lendemain du refus du Fonds d’aide à la qualité des soins de ville des Pays de la Loire de financer une grande partie du projet de permanence des soins de la Mayenne, a fini par être réglé. Au prix de tractations de dernière minute.


DE NOTRE CORRESPONDANT

IL AURA fallu les interventions d’une responsable de la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale (Ddass), d’un député et même du ministère de la Santé pour qu’une issue favorable aux médecins mayennais, très impliqués dans le projet de permanence des soins de leur département, soit trouvée. Comme « le Quotidien » l’indiquait dans son édition du 12 décembre, seul un des trois axes du projet élaboré depuis presque quatre ans par une grande majorité des 200 médecins non exemptés de garde, avait été en effet accepté par le Fonds d’aide à la qualité des soins de ville (Faqsv) au cours de sa session du 25 novembre. La régulation du samedi après-midi et le financement de l’Adops (Association départementale pour l’organisation de la permanence des soins), dont le rôle devait être central, avaient été écartés. D’où le courroux des médecins.
Prise à un mois du démarrage de la nouvelle permanence des soins, cette décision était contraire aux positions favorables exprimées par le Conseil de l’Ordre, l’assurance-maladie et les directions régionale et départementale de l’action sanitaire et sociale. Face à la levée de boucliers, le président du Faqsv régional avait convoqué une nouvelle réunion la semaine dernière.
Mais, nouvelle mauvaise surprise pour les médecins : certes, en plus de la régulation « déportée » (c’est-à-dire effectuée au domicile des médecins) déjà financée, le Faqsv avait accepté de prendre en charge six mois de régulation du samedi après-midi. Mais il n’acceptait de payer que 28 000 euros sur les 52 000 demandés au titre du fonctionnement de l’Adops.

« Dramatique ».
« C’est ce que je craignais, expliquait alors le Dr Luc Duquesnel, président de l’Adops. Outre le temps de la secrétaire-comptable diminué, c’est le temps partiel médical qui est sur la sellette. Car, avec l’enveloppe prévue pour ce poste, allez trouver un médecin qui va arrêter une demi-journée de consultations pour 12 euros nets de l’heure, frais de déplacement inclus ! »
Pour le Dr Luc Duquesnel , comme pour les autres membres du conseil d’administration de l’Adops, la situation était « dramatique ».
« Quel signal, commentaient-ils alors, le Faqsv nous envoie-t-il ? Quand on sait ce qu’on a fait pour parvenir à ce projet et tout ce qu’il reste à faire en Mayenne, un des départements les plus touchés en France par la crise de la démographie médicale, nous refuser ce temps médical est une décision méprisante et humiliante. » Et les responsables de l’Adops d’annoncer qu’ils étaient prêts à démissionner en bloc si les 15 000 euros manquants pour financer les six heures hebdomadaires n’étaient pas trouvés.
Pour empêcher que le projet ne capote, la solution de faire financer par l’Agence régionale d’hospitalisation le poste de secrétaire, embauchée par l’hôpital de Laval, a finalement été retenue. Ce qui permet un redéploiement des financements. En même temps, le conseil général s’engage à verser de 9 à 10 000 euros pour le matériel. Le budget total demandé est cependant un peu rogné. « Mais il n’empêche pas de fonctionner à partir du 2 janvier », souligne le Dr Duquesnel. Avant d’ajouter : « le Faqsv n’est en tout cas pas adapté pour financer la permanence des soins. Pour la suite, nous solliciterons sûrement les fonds des réseaux de santé, qui sont plus durables ».



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