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La Médecine Générale
La Médecine Générale
27 mai 2007


Etude du CNO sur les « spécialités en crise », la MG en tant que nouvelle spécialité en fait partie.

Apparemment la crise annoncée a démarré à la charnière 2004-2005 qui est malheureusement la fin de la période de l’étude quant aux inscriptions aux CDO.

« ...La densité métropolitaine au 1 er janvier 2006, calculée sur la base de la population française au 1 er janvier 2006, est de 171,6 pour les médecins généralistes (ensemble des effectifs). La densité médicale de généralistes a donc diminué de 2,7 points par rapport au 1 er janvier 2005 ! Il s’agit de la première baisse depuis plusieurs décennies, qui s’explique par une quasi-stagnation des effectifs de généralistes alors que la population française a progressé sensiblement en 2005.

La situation est encore plus préoccupante lorsque l’on croise ces chiffres avec ceux de l’âge des généralistes exclusifs (voir annexes, tableaux 2.12). En effet, on constate que parmi les 36 départements les moins bien dotés, 8 se caractérisent par une moyenne d’âge élevée. Ainsi, pour l’Aisne, l’Ardèche, l’Eure, l’Indre, le Loir et Cher, la Mayenne, la Meuse et l’Orne, la part des plus de 50 ans est supérieure à 47% contre 41,6% pour la moyenne nationale. Ces départements risquent donc de connaître dans les 10 prochaines années de graves difficultés s’agissant de l’accès à la médecine générale.

Une désaffection pour la discipline de médecine générale qui persiste. Le déficit du choix de la filière médecine générale à l’issue de l’Examen Classant National persiste ainsi que la préférence d’un redoublement à ce choix. L’incidence sur le fonctionnement des CHU et des CHG à court terme et sur l’effectif de médecins généralistes en activité à moyen et long terme est patente. Cette désaffection s’explique partiellement par le défaut de connaissance de ce métier de la part des étudiants au moment de leur choix : le stage en cabinet de médecine générale du 2 éme cycle n’a pas été mis en place bien qu’il soit prévu depuis 1997 par la loi. Cette désaffection s’explique plus encore probablement par un défaut d’attrait et d’image de la discipline :
- image dévalorisée dans le public par rapport aux autres disciplines, malgré sa récente promotion au rang de spécialité ;
- valeur de l’acte « de base » C inférieure à celle du CS alors qu’elle ne se trouve qu’exceptionnellement compensée par l’addition ou la substitution d’actes techniques ;
- annonce de la prochaine égalité C = CS, inéluctable du fait de l’arrivée des nouveaux diplômés, à apprécier dans la perspective de l’introduction de la CCAM clinique ;
- image transmise par les médias induisant des questions quotidiennes démontrant le défaut d’information du patient sur le rôle du médecin généraliste : « pouvez-vous prescrire la pilule ? » (ne parlons pas du DIU) ; « je dois faire surveiller mes grains de beauté : pouvez-vous me faire un lettre pour le dermatologue ? » dans le cadre de l’application du parcours de soins ;
- recul général de la médecine de soins et particulièrement de la médecine générale dans le classement général du choix des spécialités ;
- revenu de la médecine générale libérale au plancher du revenu des médecins libéraux ;
- contraintes horaires de l’exercice, les heures normales d’ouverture des cabinets annoncées de 08 h à 20 h, auxquelles s’ajoutent les contraintes de la participation à la permanence des soins ;
- multiplication des tâches administratives d’exercice non rémunérées ou dont la rémunération n’est pas annoncée, telles que la gestion du Dossier Médical Personnel, les entretiens confraternels avec les médecins-conseils, etc., ce en sus des tâches de gestion du cabinet et de son éventuel personnel ;
- isolement du médecin généraliste dans son exercice dans encore bon nombre de cas ;
- gestion directe par le médecin de la prise des rendez-vous, des demandes de visites, des tâches de gestion administratives et fiscales, faute qu’il puisse recourir à des prestataires extérieurs qu’il ne peut rémunérer... »

PDF - 3.4 Mo
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