Bonjour Visiteur | Connectez vous
fermer

Actualités sur le Web
15 décembre
Pour exposer le contexte factuel de cette affaire, notre cliente Mme S. est née en 1955 au Royaume-Uni. À sa naissance, sa mère a déclaré M. B (...)
15 décembre
Une fois de plus, la procédure civile réglementant la procédure d'appel fait l'objet d'une énième réforme. Il convient de s'intéresser à la (...)
15 décembre
Jean-Paul Hamon, président de la FMF, intervient dans le reportage C dans l'air du 29/11, en réaction au rapport de la Cour des comptes. - Ça (...)
L’URML de Picardie exclue du projet DMP
L’URML de Picardie exclue du projet DMP
26 avril 2007

Alors qu’elle était pionnière dans ce dossier, l’URML de Picardie vient de décider son retrait du projet de DMP picard et dénonce une dérive technocratique, conduite par l’ARH et l’URCAM, visant à confiner les médecins libéraux dans un rôle d’exécutants.


La Picardie a été choisie comme zone pilote nationale pour l’expérimentation DMP. Le GIP DMP souhaitait s’appuyer sur l’expérience acquise par l’URML de Picardie qui avait développé depuis 2001, un système pionnier de dossier médical informatisé pour le suivi des patients diabétiques dans le cadre du Réseau Diabète Régional, et des synergies avec l’hôpital.

Une phase expérimentale exemplaire saluée par le Ministre de la Santé

L’URML de Picardie a donc été naturellement désignée comme correspondante du GIP DMP pour mener à bien cette expérimentation. Elle a mené cette démarche de façon exemplaire, en particulier en atteignant les objectifs quantitatifs et qualitatifs fixés par le GIP DMP. Entre juin et décembre 2006, elle a ainsi pu mettre en place, en synergie avec les acteurs libéraux, les établissements et le CHU, 2 200 dossiers médicaux personnels. La démarche de l’URML a consisté à fédérer l’ensemble des acteurs de santé libéraux et hospitaliers ainsi que les représentants des patients de la région.

Cet investissement fort de l’URML de Picardie a été salué et reconnu par le Ministère de la Santé. C’est d’ailleurs ce qui a conduit Xavier Bertrand à lancer officiellement le grand chantier national du DMP en septembre 2006 à Amiens, soulignant au passage, les synergies existant entre les médecins libéraux et ceux du secteur hospitalier comme un modèle de décloisonnement ville – hôpital.

La dérive technocratique et le putsch du GIP Télémédecine

Le dossier s’est sensiblement compliqué par la suite au moment du lancement des appels à projet DMP par le GIP DMP. Il s’agissait alors de proposer une réponse régionale globale destinée à prendre le relais des expérimentations pour préparer la généralisation du DMP.

L’URML a favorisé la création d’un consortium reliant les différents acteurs régionaux : CHU et établissements, URML de Picardie, GIP Télémédecine, ainsi que l’industriel hébergeur Santeos, qui a été retenu pour répondre au GIP DMP.

Contre toute attente, poussé par l’ARH, le GIP Télémédecine, s’est approprié la gouvernance du dossier et a en très nettement exclu l’URML de Picardie lors d’une réunion de son Conseil d’Administration le 28 mars. Ainsi un consortium GIP Télémédecine- Santeos a été imposé. Au-delà, le GIP Télémédecine a rejeté le principe de la constitution d’une parité public-privé au sein de cette structure, proposé par l’URML de Picardie.

Dans le même temps, l’URML de Picardie a été contrainte d’abandonner le Dossier informatisé Diabète Régional et la mutualisation des Réseaux Picards sur son système d’information, pourtant demandé par l’URCAM selon les recommandations de l’évaluateur externe, à la suite de la décision prise par le Bureau du FASQV du 13 avril dernier de suspendre le financement FAQSV /URCAM .

Les médecins libéraux ne seront pas de simples exécutants !

Le résultat de ces différentes menées technocratiques dans ce dossier autour duquel un très large consensus de l’ensemble des acteurs de santé régionaux publics et privés, avait été construit par l’URML de Picardie a abouti à l’exclusion de fait des médecins libéraux.

Alors qu’elle en était l’élément moteur et fédérateur, l’URML a été contrainte de se retirer du projet de DMP Picard.

L’URML de Picardie dénonce la dérive technocratique du dossier et la prise de contrôle exclusif de l’ARH et de l’URCAM via le GIP Télémédecine. L’URML refuse que les médecins libéraux soient cantonnés dans un rôle d’exécutants alors qu’ils sont en première ligne auprès des patients et ont démontré leur capacité, notamment avec la création du Réseau Diabète, à travailler collectivement avec l’ensemble des acteurs régionaux de la santé y compris ceux du public.

L’URML de Picardie s’interroge sur les finalités d’une telle opération qui vise clairement à exclure les médecins libéraux. Elle a entrepris de saisir les élus régionaux, Xavier Bertrand, ainsi que le ministre de la santé, Philippe Bas pour les informer sur la démarche préoccupante de l’ARH et de l’URCAM ainsi que du manque d’indépendance du GIP Télémedecine.

La réussite de la mise en place et du déploiement du DMP repose sur l’implication de l’ensemble des acteurs locaux, en s’appuyant sur le capital d’expérience existant, et sur la participation de l’URML à la gouvernance et à la maîtrise d’ouvrage du projet tout en respectant les parités et après avoir défini les rôles de chacun.



A voir aussi...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 390

SAMBA ©2015
Espace privé | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0