Bonjour Visiteur | Connectez vous
fermer

Actualités sur le Web
18 novembre
Bonjour C’est affaire de fatalité – ou de coïncidence : celle de la mise à jour du « sexisme » qui prévaut dans les études médicales associée à la (...)
18 novembre
Bonjour Qui fait quoi dans l’affaire sans fin du Levothyrox ? Nous avons vu les derniers développements et les concurrences judiciaires. (...)
18 novembre
C'est dire que la jurisprudence protégeant le salarié victime de harcèlement moral développé par les Juges conserve sa pleine autorité (en savoir (...)
Ils n’ont toujours pas compris !
Ils n’ont toujours pas compris !
19 février 2005

Samu de France demande une permanence des soins « permanente » et modulée et une régulation médicale unique associant généralistes et urgentistes au Centre 15
Le Ministre de la Santé envisage la réécriture du décret du 15 septembre 2003 instituant le « volontariat » en lieu et place de l’obligation faite aux médecins de participer à la permanence des soins de ville.
Le nouveau décret instituerait, en outre, la permanence des soins « non permanente ».



http://www.samu-de-FRANCE.com


COMMUNIQUE DE SAMU DE France
Position de Samu de France
sur LA PERMANENCE DES SOINS EN MÉDECINE AMBULATOIRE


Samu de France demande une permanence des soins « permanente » et modulée et une régulation médicale unique associant généralistes et urgentistes au Centre 15
Le Ministre de la Santé envisage la réécriture du décret du 15 septembre 2003 instituant le « volontariat » en lieu et place de l’obligation faite aux médecins de participer à la permanence des soins de ville.
Le nouveau décret instituerait, en outre, la permanence des soins « non permanente ».

SAMU DE FRANCE REDIT SON ATTACHEMENT À UNE PERMANENCE DES SOINS EFFICACE
Samu de France a fait part, en toute occasion, de sa conviction qu’il faut une complémentarité entre les moyens hospitaliers et les moyens ambulatoires. Pour cela, une permanence des soins efficace, couvrant l’ensemble du territoire, est indispensable. Une telle complémentarité est un élément important du dispositif assurant la sécurité et l’égalité des citoyens face à l’urgence médicale.
La permanence des soins doit comporter des visites à domicile.Certes, le nombre de ces visites doit pouvoir être réduit par une bonne régulation médicale et la mise en œuvre de solutions alternatives à la visite.
Mais, il demeure que certaines situations nécessitent absolument la visite à domicile d’un médecin généraliste quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit. Par exemple, une maman seule et sans voiture, la nuit, avec trois enfants dont un malade. Ou une personne en fin de vie qu’il ne saurait être question de déplacer, pour un aller-retour à l’hôpital en vue d’un réajustement thérapeutique. Ou encore, une personne âgée ...
L’absence de réponse graduée efficace expose le patient au risque de devoir attendre de longues heures (des délais de 3 à 9 heures sont, aujourd’hui couramment constatés !) avant de pouvoir bénéficier d’un examen médical. Avec la possibilité d’une aggravation. Aggravation dont il sera, d’ailleurs, jusque devant les tribunaux, fait grief au médecin régulateur qui aura accepté de laisser attendre le patient !
L’absence de réponse graduée aboutit, immanquablement, à d’inutiles déplacements de patients à l’hôpital, aggravant, au passage, la surcharge des urgences, voire à des interventions des Smur pour pallier l’absence totale de généralistes mobiles.

SAMU DE FRANCE EXPRIME SA PROFONDE INQUIÉTUDE DEVANT LA DISPARITION PROGRESSIVE DE LA PERMANENCE DES SOINS
La promotion du « volontariat » n’a, à l’évidence, pas permis d’enrayer la lente déconstruction de l’organisation de la permanence des soins des médecins généralistes libéraux.
Samu de France est particulièrement inquiet de constater :
- que, dans les secteurs urbains, où les médecins sont pourtant relativement nombreux, le volontariat ne suffit pas à couvrir les besoins ;
- qu’en milieu rural, aucune disposition adaptée ne permet (sauf exceptions remarquables) de répondre aux exigences de sécurité et d’égalité.

SAMU DE FRANCE CONSIDERE QUE LE PROJET DE NOUVEAU DÉCRET REPRÉSENTE UN PAS DE PLUS DANS LA MAUVAISE DIRECTION

Deux aspects majeurs du projet de nouveau décret justifient cette inquiétude :
- la disposition prévoyant que « la durée de la permanence des soins peut être modifiée » est un contresens total par rapport à la notion de permanence (comme l’est, d’ailleurs, la notion de « volontariat » qui n’est pas remise en cause dans ce texte) ; la rédaction envisagée ouvre, en outre, la porte à toutes les interprétations. Il n’est pas douteux qu’elle sera invoquée pour justifier toutes les carences de l’organisation de terrain.
- La référence, au demeurant extrêmement vague, aux « autres centres de régulation » est un retour en arrière préoccupant. Dans ce domaine, l’acquis majeur de la dernière décennie est bien le regroupement, en un centre unique, le Centre 15, des régulateurs généralistes et urgentistes. La création de nouveaux centres de régulation (et de nouveaux « numéros uniques ») renouerait avec un passé heureusement oublié, où le malade devait, par lui-même, chercher son parcours, construire sa stratégie personnelle, réinventer l’organisation derrière une illisible juxtaposition de ressources. Cette situation, comme dans une sorte de loterie, aboutissant à ce que le numéro composé décidait de la suite donnée, sans rapport avec la gravité réelle, ni, bien entendu, avec le souci de l’optimisation de l’emploi des ressources collectives. Cette situation défavorisait, plus encore, ceux qui ont le plus difficilement accès à l’information et aux réseaux de relations.

SAMU DE FRANCE DEMANDE

- Que le principe de la permanence des soins soit réaffirmé, c’est-à-dire deux choses : (1) le rappel
qu’ « il est du devoir du médecin de participer à la permanence des soins » (code de déontologie médicale) ; (2) le renoncement à l’idée de ne pas couvrir toute la nuit et les week-ends.

- Qu’il soit clairement inscrit que la permanence des soins doit obligatoirement comporter la possibilité de visites à domicile (ce qui exclut la « maison médicale » comme unique dispositif de permanence).
- Que soit souligné le principe d’ « un médecin de permanence, au moins, par secteur ». Avec une liste nominative des médecins de permanence sur le Département.
- Que les secteurs soient à « géométrie adaptée ». Il est, en effet, pertinent de prévoir (et c’est le seul point positif de ce projet de décret) une permanence « modulée », avec des secteurs adaptés « en fonction des horaires et des périodes de l’année ». La sectorisation doit pouvoir comporter, par exemple, après minuit des surfaces et des populations plus larges qu’avant minuit. Tout en soulignant qu’après minuit comme avant, il doit toujours y avoir « un médecin de permanence, au moins, par secteur ». (Sinon, à quoi correspondrait cette notion de secteur ?). L’application intelligente de cette nouvelle disposition de « permanence modulée » devrait permettre aux Codamups de maintenir un dispositif toute la nuit. Ce qui ôte toute pertinence, si elle en avait une, à la notion de permanence « non permanente ».
- Qu’un dispositif spécifique de renforcement soit expressément défini pour les situations de crises, telles que les épidémies.
- Que le principe d’une régulation unique associant, au Centre 15, généralistes et urgentistes soit réaffirmé. Il ne doit pas y avoir de financement public pour des régulations éclatées.
- Que soit clairement distingué le « service public de la régulation médicale » qu’il convient d’organiser conformément aux dispositions de la loi créant les Samu-Centres 15, et les « centres d’appels » que toute organisation privée est en droit de développer.

Marc GIROUD Président



A voir aussi...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 390

SAMBA ©2015
Espace privé | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0