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GÉNÉRIQUES, DMP, COORDINATION DES SOINS
GÉNÉRIQUES, DMP, COORDINATION DES SOINS
10 mai 2005

Lors de la présentation du prochain Congrès des pharmaciens, le président de la Fédération, Pierre Leportier, a laissé entendre que les officinaux seraient les artisans du dossier médical personnel (DMP)...
Réorganiser la permanence des soins.
L’amélioration de la coordination des soins ne repose pas seulement sur la signature de conventions entre professionnels, mais aussi bien sûr, avec l’assurance-maladie. C’est d’ailleurs l’un des volets de la future convention dite « élargie ». Grâce à ce texte, « nous attendons une réorganisation de la permanence des soins pharmaceutiques », déclare Pierre Leportier, qui déplore une inadéquation entre les gardes des médecins et celles des officinaux.



Lors de la présentation du prochain Congrès des pharmaciens, le président de la Fédération, Pierre Leportier, a laissé entendre que les officinaux seraient les artisans du dossier médical personnel (DMP). A défaut de voir s’appliquer la réforme de la loi Galland à l’officine, il propose que les remises accordées soient plus importantes pour les groupes génériques nouvellement créés. Il se dit par ailleurs favorable à la participation des officinaux au renouvellement de traitements chroniques ou à la gestion du « petit risque ».

« La réforme de l’assurance-maladie est le principal enjeu de cette année » , lance Pierre Leportier, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (Fspf), lors de la présentation du 58e Congrès national des pharmaciens de France (voir encadré). Et les officinaux, selon lui, se sont pleinement engagés dans cette réforme. En particulier, en apportant des économies avec la substitution génériques. « En cinq ans, grâce aux pharmaciens et malgré les transferts de prescriptions, le marché de ces médicaments a été multiplié par cinq, pour atteindre aujourd’hui 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires », rappelle ainsi Pierre Leportier. L’action des médecins reste en effet mineure, la prescription en DC plafonnant à seulement 8 %.
La convention qu’ils ont récemment signée avec l’assurance-maladie et dans laquelle les syndicats médicaux s’engagent à prescrire davantage de génériques pourrait changer la donne. En tout cas, certains estiment que leur implication sera nécessaire pour pouvoir atteindre l’objectif du milliard d’euros d’économies attendu d’ici à 2007 par le gouvernement grâce à ces médicaments.

Une meilleure remise pour les nouveaux groupes.
De leur côté, les pharmaciens devront se mobiliser en plus grand nombre. Pierre Leportier précise que d’autres mesures permettant de réaliser cet objectif sont prévues, comme un élargissement du Répertoire, une baisse du prix des génériques et une mise à plat des marges arrière. A cet égard, le président de la Fspf souligne qu’il souhaite que l’officine se conforme à la loi Galland récemment réformée par le plan PME du gouvernement (voir « les Quotidien » du 18 et du 28 avril). Il écarte ainsi l’idée d’une loi spécifique à la profession, soutenue notamment par le président du Comité économique des produits de santé (Ceps), Noël Renaudin. Pierre Leportier avance également une autre piste pour réviser les marges arrière. Il se dit ainsi favorable à la mise en place d’un système accordant des remises plus importantes pour les nouveaux groupes génériques que pour les anciens.
Mais toutes ces dispositions ne semblent pas suffisantes pour le ministère de la Santé et le Ceps, qui pensent qu’un peu de TFR sera également nécessaire. Une hypothèse qui ne plaît guère au président de la Fspf. Ce dernier considère en effet le TFR comme une sanction et estime en outre que cette mesure représente un danger pour les génériques. « A terme, le marché des génériques sous TFR aura tendance à disparaître », explique-t-il, les laboratoires de princeps alignant leurs prix sur celui des « copies ». Cependant, « s’il doit y avoir des TFR, leur instauration doit respecter certaines règles », avance Pierre Leportier. D’abord, ils ne peuvent s’appliquer que dans des groupes dont le taux de pénétration ne progresse plus ; ensuite, il faut garder à l’esprit qu’un taux de substitution de 50 ou 60 % ne peut être atteint avant un an ; enfin, pour qu’un groupe se développe, il est nécessaire que l’offre se compose d’au moins six laboratoires de génériques.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement ne table pas seulement sur les génériques pour engranger des économies. La baisse des tarifs des dispositifs médicaux fait également partie de son plan. Mais la mesure fait grincer les officinaux des dents. Ils déplorent en effet qu’un prix de vente au public leur soit imposé. Résultat, pour certains produits, le prix d’achat est supérieur au prix de vente, ce qui oblige à vendre à perte. « Il y a un étranglement de la marge du distributeur qui peut amener au non référencement », regrette par ailleurs Pierre Leportier, qui demande la mise en place d’une marge encadrée permettant de déterminer le prix de vente en fonction du prix d’achat.
Autre source d’économies pour les pouvoirs publics : la révision de la taille des conditionnements. Pour Pierre Leportier, cette mesure est satisfaisante si elle consiste à mettre en adéquation le conditionnement avec la durée d’un traitement. En revanche, elle ne lui paraît pas acceptable « s’il s’agit de gratter la marge du pharmacien ».

Au-delà des économies, la réforme de l’assurance-maladie est également synonyme de la mise en place du parcours de soins coordonné. Là aussi, les officinaux souhaitent être partie prenante. Ils le seront d’ailleurs certainement via l’une des pièces maîtresses du dispositif, le dossier médical personnel (DMP). En effet, alors que l’on pensait qu’ils ne joueraient que les seconds rôle dans sa création, Pierre Leportier l’affirme : « Les pharmaciens seront à l’origine du DMP. Ils seront les premiers à y déposer des données et à le consulter ».
Pour le président de la Fédération, la participation des officinaux à la coordination des soins passera également par la signature de conventions interprofessionnelles, négociées dans le cadre de l’Union nationale des professionnels de santé (Unps), structure au sein de laquelle la Fédération bénéficie de deux des quatre sièges* réservés à la profession. Ces conventions pourraient notamment porter sur le partage des compétences entre médecins et pharmaciens. « On peut imaginer que les officinaux renouvellent des traitements chroniques ou participent à la gestion du « petit risque » », estime à ce sujet Pierre Leportier, qui insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas pour lui de prescription.

Réorganiser la permanence des soins.
L’amélioration de la coordination des soins ne repose pas seulement sur la signature de conventions entre professionnels, mais aussi bien sûr, avec l’assurance-maladie. C’est d’ailleurs l’un des volets de la future convention dite « élargie ». Grâce à ce texte, « nous attendons une réorganisation de la permanence des soins pharmaceutiques », déclare Pierre Leportier, qui déplore une inadéquation entre les gardes des médecins et celles des officinaux. « Il faut restructurer le système de gardes », affirme-t-il. Celui-ci attend également de cette convention une rémunération des astreintes et une revalorisation des honoraires de garde dont les tarifs n’ont pas bougé depuis 1984.
La reprise des négociation interrompue depuis près d’un an avec l’assurance maladie se fait donc pressante. D’autant que, selon Pierre Leportier, les officinaux vivent mal l’obtention par les médecins libéraux de modes de garde facultatifs et mieux rémunérés.

CHRISTOPHE MICAS



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