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Dans l’Ain, la MMG d’Ambérieu met la clef sous la porte
Dans l’Ain, la MMG d’Ambérieu met la clef sous la porte
29 mars 2006

La Maison médicale de garde de la plaine de l’Ain fermera ses portes, le 31
mars prochain, « faute de financement », selon ses promoteurs. D’autres MMG
de Rhône-Alpes, en cessation de paiement, annoncent vouloir faire de même.


DE NOTRE CORRESPONDANTE

« UN GÂCHIS. » C’est le seul terme qui semble aujourd’hui venir à l’esprit des promoteurs de la Maison médicale de garde (MMG) de la plaine de l’Ain, créée il y a trois ans.
Lors de l’assemblée générale de la semaine dernière, les 38 médecins présents ont fait le constat de « l’échec de la tentative de renégociation de la subvention allouée par le Fonds d’aide à la qualité des soins de ville (Faqsv) de Rhône-Alpes » et surtout d’une « mise en défaut de paiement de ses finances au 31mars ». A ce jour, aucune des subventions théoriquement proposées aux six MMG de Rhône-Alpes - soit plus de 667 000 euros - n’a été versée, pour la bonne et simple raison que le Faqsv Rhône-Alpes n’est
toujours pas doté pour 2006. D’où la décision radicale de fermeture prise par la MMG de la plaine de l’Ain. Située au coeur d’Ambérieu-en-Bugey (01), cette structure avait pourtant réussi à faire l’unanimité tant du côté des
usagers, que des médecins et des financeurs.

« Dans l’enquête de satisfaction conduite par l’Institut de formation et de recherche sur les organisations sanitaires et sociales (Ifross) de l’université Jean-Moulin, à Lyon, les patients attribuaient des 17 et des 18 sur 20 », rappelle le Dr Pierre de Haas, vice-président de la MMG de la plaine de l’Ain.
La création de cette maison avait également conduit à la réunification de six secteurs, et le rythme des gardes des médecins concernés est passé d’une par semaine à une par mois. A cela s’était ajoutée « une satisfaction théorique de l’assurance-maladie », poursuit Pierre de Haas. Il précise que, grâce à la régulation, le nombre de consultations, comparé à celui de l’ancien système, n’avait pas augmenté. De plus, cette nouvelle manière
d’exercer dans le cadre de la permanence des soins (PDS) avait permis, selon lui, de faire tomber le taux de visites à domicile à moins de 5 %.

Pression. Déjà en conflit sur des questions de rémunération du personnel d’accueil en semaine, comme les maisons de garde du Rhône (voir « le Quotidien » du 20 mars), la MMG de l’Ain n’a pas accepté ces nouveaux
problèmes de trésorerie. Pourtant, la dotation du Faqsv régional serait « imminente », affirme Georges Dorme, directeur de l’Urcam Rhône-Alpes. « Et s’il ne s’agit que d’un problème de trésorerie, je suis prêt à m’engager
vis-à-vis d’eux », poursuit-il, en soulignant toutefois que les promoteurs des MMG « veulent faire monter la pression ».

En tout état de cause, les deux parties ont un dialogue de sourds. « Nous sommes prêts à reprendre une activité de permanence des soins si une autre solution permettant de trouver un équilibre budgétaire du fonctionnement de la MMG-PA est proposée », affirme, de son côté, Pierre de Haas. Une réunion est d’ailleurs prévue pour le 7 avril, à l’initiative de la préfecture de l’Ain et de la direction
départementale de l’Action sanitaire et sociale ; les collectivités locales ont d’ores et déjà refusé de participer au fonctionnement de cette maison.

Dans le Rhône, d’autres MMG annoncent qu’elles sont au bord du gouffre, comme la MMG de Villefranche-sur-Saône, par exemple, « en cessation de paiement le 31mars », confirme le Dr Sandra Mokobodzki. Celle de Belleville,
qui avait obtenu quelques subsides du Faqsv, pour 2006, voit ses espoirs fondre comme neige au soleil. « Les bras m’en tombent, la voix aussi », lâche le Dr Jean-Jacques Duval, président de l’Association des médecins de garde
du Beaujolais. « A présent, nous sommes loin de la problématique du samedi après-midi, du secrétariat des soirs de semaine », conclut-il ; « c’est l’existence même des MMG qui est remise en cause ».



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