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Bachelot veut désengorger le 15 et sécuriser le circuit du médicament
Bachelot veut désengorger le 15 et sécuriser le circuit du médicament
28 janvier 2009

Un mois après les accidents dramatiques survenus dans les hôpitaux, la ministre de la Santé, décidée à « comprendre les faiblesses du système », a annoncé hier une série de mesures pour améliorer la continuité des soins.


La plus concrète est la mise en place d´une plateforme téléphonique et internet « afin de désengorger les centre 15 et de libérer du temps pour la régulation médicale ». Déjà expérimenté avec succès en Gironde, le dispositif sera doté d´une enveloppe de 10 millions d´euros sur deux ans. Informer les patients des possibilités à leur disposition en sera l´objectif numéro 1. Lors de l´appel au centre 15, ceux-ci seront orientés vers quatre acteurs possibles : le médecin régulateur du Samu en cas d´urgence vitale, le médecin effecteur de la permanence des soins en cas de problème médical non vital, la plateforme d´information ou une mise en relation avec le médico-social et l´hébergement d´urgence.

A l´issue des deux réunions successives « de retour d´expériences » organisées hier avec les représentants des professionnels hospitaliers et libéraux, Roselyne Bachelot a également plaidé pour une modernisation de la régulation médicale dans le cadre des futures Agences régionales de santé (ARS). Des ARS considérées comme « les entités pertinentes pour assurer le pilotage en temps de crise ». « Le futur directeur général d´ARS aura un pouvoir d´intervention en cas de nécessité. Il devra disposer des informations exhaustives et actualisées issues des établissements de santé. Je vais donc renforcer le dispositif initié dans le cadre du plan Hôpital 2012 dans cet objectif. Je proposerai également les textes juridiques nécessaires pour consolider cette capacité de pilotage », a-t-elle déclaré. Elle défendra de nouveau cette idée devant les parlementaires à partir du 10 février, début de l´examen du projet de loi Hôpital, santé, patients et territoires (Hpst).

Diligentées par l´avenue Duquesne, siège du ministère, les enquêtes en cours de l´Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de la Direction départementale des affaires sociales (Ddass) portent sur trois affaires, dont celle du jeune Ilyes, atteint d´une angine et décédé à l´hôpital Saint Vincent de Paul (Paris) alors qu´une infirmière lui a administré par erreur du chlorure de magnésium en lieu et place de sérum glucosé. Sécuriser le circuit du médicament est donc logiquement l´un des autres axes d´intervention majeur définis par la ministre de la Santé. « Je vais missionner un groupe d´experts afin d´auditer les défaillances du circuit du médicament et de proposer un référentiel opposable et réaliste, incluant toutes les contraintes de sécurité, de fiabilité et de traçabilité qu´on est en droit d´exiger à notre époque », a-t-elle annoncé. Revenant sur la polémique de décembre, Roselyne Bachelot a appelé à « surmonter un certain nombre de faux débats » sans tomber dans une logique de stigmatisation ou de culpabilisation. « L´hypermédiatisation condamnée par l´ensemble des participants aux réunions s´est retournée contre ceux qui l´ont suscité et ont instrumentalisé les faits », a-t-elle lancé.

Directement visée, l´Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a regretté le fait d´avoir été « exclue de ces réunions, alors même qu´elle a été à l´origine de la prise de conscience de la déficience des différents systèmes d´alerte ». L´association présidée par Patrick Pelloux dénonce des « mesurettes qui ressemblent fort à un emplâtre sur une jambe de bois ». Quant aux médecins libéraux, ils ne sont pas en reste. Ils ont manifesté « leur volonté de s´engager dans le sujet difficile de la continuité des soins, qui ne se résume pas au problème des soirs, des week-end et des jours fériés », s´est réjouie Roselyne Bachelot. Le Syndicat des médecins libéraux (SML) se félicite que « la ministre de la Santé ait repris sa proposition de renforcer la régulation des urgences et d´informer les patients sur la place des médecins libéraux dans la permanence des soins ». La Fédération de l´hospitalisation privée (FHP) vient également au secours de la ville : « La répétition des attaques à l´encontre des médecins libéraux risque de susciter leur découragement alors qu´ils représentent la principale force face aux difficultés actuelles de mise en œuvre de la permanence des soins ».



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