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Attentat rue de Passy : l’intolérable menace.
Attentat rue de Passy : l’intolérable menace.
25 mars 2005


L’explosion d’une grenade rue de Passy dans la nuit de mardi à mercredi soulève bien des questions au conseil de l’Ordre des médecins de Paris et à l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML).

Trois médecins installés dans cette rue sont en effet victimes de chantage, de racket, d’intimidation et de menaces de mort. L’affaire est très sérieuse : en tout, six médecins ont osé parler, après s’être tus, pour certains, pendant 3 mois. Le mode opératoire est à chaque fois le même : le patient consulte à l’occasion de troubles somatiques divers, sous le nom de Aubry par exemple, et réussit parfois à obtenir un arrêt de travail de courte durée. Une fois obtenu, le patient tente d’obtenir de l’argent sous la menace d’une dénonciation du médecin à l’assurance maladie pour délivrance d’arrêt de travail de complaisance.

Devant un refus, il passe alors à des menaces plus concrètes : envoi de balles de revolver de gros calibre, dépôt de grenade au domicile du praticien... De là à faire le lien avec l’attentat rue de Passy, il n’y a qu’un pas que les associations de médecins et la police ont déjà franchi. « Selon les policiers, l’explosif, une grenade offensive, est de la même fabrication que les grenades déposées aux domiciles », déclare Bernard Huynh, président de l’URML.

Hervé Boissin, médecin dans le 16ème et secrétaire général de l’Ordre des médecins, sortait hier d’une réunion avec le ministère de l’intérieur et la préfecture de police de Paris : « Ces menaces sont désormais suivies de très près, confie-t-il. Au départ cela a été traité comme des menaces, aujourd’hui l’affaire a été classée comme une affaire criminelle sous la direction de la lutte contre le grand banditisme. Des forces spéciales s’en occupent désormais, même si cela est un peu tardif... »

Les menaces exercées sur les médecins ne sont pas un phénomène nouveau, mais leur ampleur, révélée par ce qu’il faut bien appeler une affaire de crime organisé, fait tirer à Bernard Huynh la sonnette d’alarme : « La police n’a pas pris au sérieux dès le départ ces menaces jugées banales. Les malfaiteurs s’étaient engouffrés dans la brèche de la nouvelle loi de limitation des dépenses de santé : chargés de restreindre la délivrance de certificats d’arrêt maladie, les médecins sont en première ligne face à des problèmes de société qui les dépassent ».

Sur cette affaire en particulier, la crainte règne toujours : « Un autre médecin a encore reçu des menaces de mort hier, confirme Hervé Boissin. Certains ont fermé leur cabinet... Les victimes de la rue de Passy, qui subissaient ce racket n’avaient pas appelé la PJ... ».

NDLR : Si vous êtes victime d’une affaire similaire sur Paris, appelez Hervé Boissin au conseil de l’ordre, 06 07 02 76 65. Pour toute autre affaire de violence, n’hésitez pas à joindre l’URML de votre région.



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