Les Echos
Les Echos remarquent qu’un audit, établi par l’Inspection générale des affaires sociales et l’Inspection générale des finances pour le ministère des Finances, « démontre que l’aide médicale d’Etat, qui permet un accès gratuit aux soins pour les étrangers sans titre de séjour, ne constitue pas une source d’abus majeure et s’avère justifiée au regard de la santé publique ».
Le journal note que « le rapport enjoint à l’Etat de payer sa dette de plus de 1 milliard d’euros à l’assurance-maladie ».
Les Echos relèvent en effet que « depuis 2002, la majorité parlementaire a sous-budgété cette couverture maladie, à 233 millions d’euros par an, alors que les besoins sont plus de deux fois supérieurs ».
« Pour l’audit, l’Etat doit donner davantage de moyens, à l’avenir, à la CNAM, à savoir plus de 500 millions d’euros par an », poursuit le quotidien.
Les Echos indiquent notamment que selon cet audit Igas-IGF, « « la dépense moyenne reste contenue. Elle est assez proche de celle d’un assuré social » : entre 1 800 et 2 300 euros pour les bénéficiaires de l’AME, contre un peu moins de 1 800 euros pour un assuré du régime général ».
Le journal ajoute que « cet écart « s’explique principalement par un recours plus prononcé à l’hôpital », du fait notamment des « refus de soins fréquents » des médecins libéraux et de la « surreprésentation » de certaines maladies transmissibles ou de grossesses à complication ».
Les Echos relèvent que « pour autant, « l’efficience du dispositif » doit être « améliorée ». Cela passe par la création d’une « carte spécifique » AME, comparable techniquement à la carte Vitale, qui faciliterait l’accès à la médecine de ville ».